La volonté de changement

Une des clés du changement personnel est la « volonté de changement ». Est-ce que vous voulez changer, vraiment au fond de vous ? Est-ce que vous devez absolument changer les choses qui ne vous conviennent pas ? Ou bien pouvez-vous encore vous accommoder de cet inconfort, vous savez que vous devriez changer mais ce n’est pas urgent ? Vous aimeriez changer, « éventuellement » … vous pourriez le faire, « si » … Mais il y a des « mais », il n’y a pas que vous, vous ne pouvez pas tout laisser tomber, on compte sur vous, … Vous avez déjà entendu ce type de discours ? Vous avez déjà tenu ce type de discours ? Qu’en pensez-vous ?

Pour effectivement et durablement changer profondément votre situation, vous devez vous rendre compte que vous êtes seul(e) maître à bord, et que tout dépend de votre volonté de tourner une nouvelle page de votre histoire.

Remplissons ensemble ce petit questionnaire, puis faites l’exercice pour vous ensuite.


  •  Je souhaite changer : de travail
  • Est-ce que je suis motivé pour ce changement : OUI !
  • Est-ce que je dois le faire maintenant : non pas forcément
  • Est-ce que rien ne s’oppose à ce changement : attention à mon budget

Répondez avec honnêteté à ces questions, vous en êtes le bénéficiaire. Faites le plusieurs fois si nécessaire.

Et si vous ne répondez pas un « oui » franc et massif à chacune de ces questions alors je prends le pari que quoi que vous fassiez pour mettre en place le changement, quels que soient les aides extérieures que vous mettrez en place (amis, famille, thérapeutes, coachs), alors une partie de vous-même s’arrangera pour en saboter l’issue. Et ce sabotage sera une grande réussite !

Toute la problématique des thérapies est là : si, en tant que patient, vous allez en thérapie sans être prêt(e) à faire TOUT CE QUI DOIT être fait pour régler le problème que vous amenez, alors la thérapie échouera. Ou bien tout de suite, ou bien elle durera sur une très longue période sans jamais vraiment se terminer, ou bien encore, par amitié avec le thérapeute, pour lui faire plaisir, vous réglerez votre problème et puis après quelques semaines ou quelques mois, vous retomberez dans la même situation.

  • Est-ce que ça signifie qu’il ne faut pas aller en thérapie ?
  • Est-ce que je vous dis de laisser tomber et d’abandonner l’idée de réussir ? D’abandonner l’idée de régler votre problème ?

Non, non et non. Reformulez votre besoin, reprenez votre plume, une feuille blanche et investissez du temps dans une pièce tranquille pour repenser. Réfléchissez à ce que vous voulez VRAIMENT, réfléchissez à ce qui pourra réellement vous motiver pour vous engager à faire tout ce qui sera en votre pouvoir pour réussir.

Rappelez-vous qu’il n’est rien de pire dans la vie qu’une situation médiane, tiède, dans laquelle ça ne va pas, mais ce n’est pas critique. S’il n’y a pas de diagnostic critique ou vital, vous pouvez vous accommoder de la situation. Chanceux sont ceux qui dépassent la limite du supportable ! Oui, car ils vont tout faire pour s’en sortir, TOUT ! Mais si vous êtes comme 99,5% des gens, dans une situation moyenne, médiocre, pas vraiment motivante, mais pas tellement grave, alors vous êtes cuit(e)s ! Votre volonté de changement ne s’activera pas et vous continuerez cahin-caha, sur votre route, jusqu’à la fin. C’est une prédiction. Faites moi mentir !!

La volonté de changement vient d’une grande motivation. Alors, contrairement à mon article sur l’acceptation de la réalité, je vous invite à rêver. Pas à fantasmer, mais à rêver, et à faire de ces rêves des objectifs (et assurez vous que votre objectif soit « bien formulé« ). Des objectifs atteignables, parce que vous savez que d’autres l’ont fait. Des objectifs dont vous rêvez depuis toujours mais que vous n’avez jamais atteint. Ces objectifs, je vais vous inviter à les rêver plus fort, à y mettre des images, à les écrire dans un roman, à les chanter, à vous les dire devant la caméra : « je veux devenir … », « je veux … et … dans ma vie ».

Avec ces objectifs motivants en poche, alors vous allez trouver quoi changer dans votre vie, et vous allez avoir tout le carburant nécessaire pour faire décoller la fusée !

Programmer son cerveau ?

Imaginez que quelqu’un ait le pouvoir de programmer son cerveau. Imaginez même qu’il ait le pouvoir de programmer votre cerveau, celui de vos parents, celui de vos enfants, celui de votre compagne/compagnon … L’idée serait tout à la fois envoûtante et terrifiante. Envoûtante, car bien sûr la vie pourrait devenir plus douce, plus joyeuse, et franchement passionnante en libérant tous nos freins, nos peurs, nos colères malvenues, nos peines trop intenses. Mais le pire est la face cachée de ce pouvoir : prendre le contrôle de soi, passe encore, mais prendre le contrôle d’autrui, agir sur ses pensées, sur ses émotions, et sur ses actions ? brrr, rien que d’y penser, de l’écrire, j’en ai froid dans le dos !

Il n’empêche, voici le terrain de prédilection de la PNL, et de grands coachs comme Tony Robbins, qui fonde toute sa pratique sur les préceptes de base de la PNL : reprogrammer son propre cerveau, comprendre les mécanismes émotionnels qui président à nos décisions, et agir sur ces émotions en les remplaçant par d’autres que nous choisissons.

A travers la prière ou la méditation, nous pouvons depuis longtemps apaiser nos émotions trop intenses. Mais que diriez-vous d’un système qui peut même vous aider à ouvrir autrement les portes, à répondre autrement au téléphone, à aborder autrement les inconnus dans les lieux où vous n’êtes pas à votre aise, à mieux parler en public, à savoir demander une augmentation, etc. ? Laissez courir votre imagination, tout ce qui est humainement possible vous est possible à vous aussi, et c’est le fond de commerce de toute l’industrie du Life Coaching.

HexbrainLa PNL, ou Programmation Neuro Linguistique, est précisément le rêve de cet art-science là. Programmer son cerveau, « Se programmer », comme on programme un ordinateur, en utilisant le langage machine de notre cerveau : nos 5 sens d’une part (dont le langage qui est un dérivé structuré de l’audition) qui fondent la structure même de nos pensées, et les états émotionnels d’autre part qui président à toutes nos prises de décision, à notre persévérance, à notre motivation, à notre énergie.

Pour la PNL, nos émotions sont la source de notre puissance, elles nous engluent dans une incapacité totale de mouvement, ou bien elles nous transportent au-delà des plus hautes montagnes !

Pour accéder à ces émotions, nous avons un langage spécifique, qui est le langage de notre représentation du monde : le « vakog » (pour lire à ce sujet : vakog), composé de :

  • les images vues ou imaginées, les scènes de notre vie, mémorisées, transformées avec le temps, les images marquantes, tout ce qui est « visuel »,
  • les sons entendus ou imaginés, les mots, les phrases qui structurent notre pensée, les livres lus, les maximes, les mots qui ont jalonné notre vie,
  • les sensations physiques, les douleurs, les plaisirs physiques, l’intime, les caresses,
  • et les lettres plus rarement utilisées de cet alphabet : les odeurs, et les goûts, qui peuvent être sur-développés chez certains d’entre nous.

Et pour reprogrammer, étape par étape, la PNL nous propose un outil de base appelé « ancrage ». Il consiste à associer artificiellement une sensation à une émotion, comme dans le cas de la madeleine de Proust, ou comme dans le cas de l’expérience des chiens de Pavlov. Muni de cet outil presque magique, nous avons la capacité de rejouer certaines situations clés de notre vie, et de les reprogrammer avec une nouvelle émotion, qui manquait, et qui est apportée par l’ancre.

Dit comme cela, l’outil fait un peu baguette de magicien, un peu apprenti sorcier. C’est exact mais ça marche, et c’est précisément cela qui en est le principal risque. La PNL peut être utilisée pour manipuler, pour vendre une cuisine ou une secte, elle peut être utilisée pour séduire, pour soumettre. (« … et dans les ténèbres les lier !« ) Alors pour éviter ces écarts, les praticiens ont une éthique, qu’ils s’engagent à suivre. Mais tous les praticiens le font-ils ? Les nouvelles méthodes de marketing, comme les nouvelles méthodes de remotivation ne sont-elles pas aux limites de cette déontologie de la manipulation ? Car lorsque vous ne vous sentez pas adapté à votre poste, si c’est vous qu’on va adapter au poste, en vous rendant plus « flexible », est-ce que vous n’êtes pas déjà passé dans un monde d’ultime auto-soumission ? Plus sur cela dans un prochain article …

Je reviendrais également sur le parallèle entre programmation informatique et PNL, car je trouve ces idées très éclairantes ; stay tuned !

 

Se responsabiliser

Prenez la barre

Gouvernail

Je vous propose, dans ce nouvel article, une position de vie qui pourrait vous paraître contre-intuitive. Il s’agit d’un point de vue qui est utile, qui doit être consciemment choisi, qui nécessite de l’exercice avant que cela devienne naturel et automatique. Ce point de vue est le suivant :

Je suis responsable de tout ce qui arrive dans ma vie.

Il y a deux pièges à éviter immédiatement en essayant de comprendre et d’intégrer cette idée :

  1. En premier lieu, en choisissant de croire cette phrase, je vous incite à rester conscient qu’elle n’est pas totalement vraie, pas objectivement. En effet, dès qu’il y a des relations interpersonnelles, les différents protagonistes ont tous une part de responsabilité. De même, il y a des contraintes physiques ou des limites intrinsèques à notre existence, et elles font partie de la même équation, mais nous choisissons de ne pas les mettre sur le devant de la scène et vous allez comprendre pourquoi ;
  2. En second lieu, je vous invite à bien différencier entre responsabilité et culpabilité. Et surtout à mettre la culpabilité de côté. La culpabilité suppose un manquement à une loi, ou une infraction, qui peut être jugé. Ce n’est pas du tout mon propos ici ! Au contraire, le seul point de vue qui nous intéresse est la causalité objective des choses : je suis la cause (ou une des causes) de ce qui arrive, et je l’accepte.

 

Ce que je propose ici est une façon d’accepter la réalité : je suis réellement responsable d’un faisceau d’événements qui ont créés la situation présente. Cette responsabilité est objective, elle n’est pas négociable. La seule chose négociable pourrait être une mesure de la proportion de mon influence sur cette situation présente. Mais cette proportion elle-même serait subjective et n’est pas notre propos. Encore une fois, nous nous focalisons exclusivement sur notre part de responsabilité dans la situation présente.

Il y a deux points de vue, ou deux positions de vie que nous pouvons incarner, et nous présentons ces deux positions dans les deux prochaines sections :

Recevoir le monde

Cette position de vie consiste à être réactif au monde qui nous entoure, et à agir en réaction aux événements. Dès que la situation présente évolue, nous interprétons ce changement avec notre subjectivité en premier lieu, et nous y réagissons personnellement.

Cette position est celle du pion : il subit les déplacements et les changements de son entourage, et il réagit à ces évolutions. Dans tous les cas il se laisse porter par les événements.

Le risque majeure de cette position est que vous restiez toujours spectateur de votre vie, ballottés par des choix que vous n’avez pas fait, et voire même – à la limite – que vous deveniez victime de votre vie. Cette position de vie ne vous amènera pas à réussir, car elle ne laisse pas l’opportunité d’agir vers un objectif bien défini.

Fabriquer le monde

A l’opposé de la première position de vie, la seconde consiste à être proactif – le plus souvent possible, c’est-à-dire à avoir des objectifs, à les projeter, et à créer les opportunités de faire les pas suivants. Et lorsque le monde qui nous entoure semble nous éloigner un peu de notre objectif, alors nous réagissons d’abord de façon objective (en mettant de coté nos émotions, pour le moment) en ajoutant les actions pour revenir sur nos rails. Ou éventuellement nous modifions l’objectif en prenant en compte un nouveau paramètre important. Cette position de vie ne consiste pas à se priver de tout ressenti, mais elle demande un dénouement entre nos réactions émotionnelles et nos objectifs ; nos émotions sont contrôlées et ne nous empêche pas d’agir.

Cette position est celle du joueur : il déplace ses pièces et applique une stratégie pour atteindre l’objectif qu’ils s’est fixé. Il créée les événements et la direction menant à sa vision.

Cette position de vie apporte avec elle l’opportunité de provoquer les événements. Et parce que les actions que vous provoquerez vont avoir des effets, des résultats observables, que vous pourrez affiner continuellement, alors vous allez atteindre les premières étapes de votre objectif. Et cela sera formidable, motivant, et vous donnera du carburant émotionnel pour continuer dans cette voie. Alors vous aurez mis le pied sur le cercle vertueux qui vous redonnera le contrôle de votre vie, et fera de vous l’acteur principal de votre vie.

Une recette

Comment faire ? Comment changer de position de vie ? J’y reviendrais plus en détail dans mes prochains articles, mais je vous propose d’implémenter dès maintenant une petite « auto-alarme » :

Chaque fois que vous vous prenez en flagrant délit de faire porter la responsabilité de ce qui vous arrive à un autre que vous-même, prenez du recul et choisissez de prendre la responsabilité. Il est souvent facile de blâmer un tiers, prenez le contre-pied de cette réaction facile !

Demandez-vous (après-coup donc) ce que vous auriez pu faire d’autres, ou faire autrement, pour obtenir un meilleur résultat. Et faites le toujours avec un bienveillance infinie envers vous-même : répétez après moi : « je l’accepte, … » :

« Je suis responsable de m’être casser la jambe »

« Je suis responsable d’avoir perdu mon job »

« Je suis responsable qu’il (elle) m’ait quitté »

Et ne vous dites pas : « c’est de ma faute », car même si ce point de vue peut se défendre, il y a une notion de culpabilité dans « ma faute », et je ne vous invite pas à vous culpabiliser.

Prenez en main votre existence : acceptez la réalité, puis en vous responsabilisant vous serez beaucoup plus capable de changer les choses et d’obtenir ce que vous désirez.


 Endossez la responsabilité de votre vie !


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Admettre la réalité

 

La réalité

Qu’est-ce que la réalité ? Tous les penseurs se sont heurtés un jour à ce concept difficile à capturer. Pour Platon il y aurait une réalité immanente aux choses que nous percevons, et il faut dépasser nos perceptions pour s’en approcher. Pour Kant, puis pour Schopenhauer, la réalité humaine n’a de sens qu’à partir du monde sensible aux hommes, et toute autre notion de « réel » serait une construction mentale non fondée. Entre ces deux conceptions de la réalité, nous n’avons pas de moyen de choisir, et nous restons sur notre faim : qu’est-ce donc que le réel ?

Mais quelle que soit l’orientation qui correspond le mieux à votre intuition, la démarche que je propose dans cet article reste adaptée. Quelle est mon intention ? Si je pose la question de la réalité, c’est dans une intention précise : une étape cruciale pour réussir est de baser vos actes sur des fondations sûres. Agir à partir du réel est la bonne stratégie. Et donc, admettre la réalité telle qu’elle est, est une étape cruciale !

L’espoir

« L’espoir est la plus grande entrave à la vie. En prévoyant demain, aujourd’hui se perd. »

Sénèque

 Vous rencontrerez rarement des interlocuteurs conscients de ne pas vivre dans la réalité. Et nous admettons, chacun d’entre nous, difficilement les zones d’ombre qui nous font agir sur une perception erronée de la réalité. Habituellement, si nous agissons sur des fondations fictives, c’est de façon inconsciente.

Et ce qui rend complexe l’observation objective des faits, est que souvent, seulement une partie de la réalité est masquée à notre perception : nous utilisons une carte mentale composée de réel principalement, et parsemée sporadiquement de faits faux ou non vérifiés.

L’espoir (et son frère d’ombre la crainte) est un exemple typique de construction mentale composée de réel et d’imaginaire : basée sur des faits observés, et basée sur une espérance imaginaire, nous fondons des espoirs de quelque chose de bon, ou bien nous fondons des craintes de quelque chose de mauvais.

Du vague espoir de gagner au loto, sans aucune conscience de ce que cela signifierait concrètement dans nos vies, à l’espoir d’être enfin reconnus, enfin appréciés, ou enfin aimés, pour ce que nous sommes « naturellement », ces projections mentales occupent et polluent notre esprit au quotidien. Tant qu’un projet concret n’est pas né, accompagné d’objectifs atteignables et séquencés, alors ces espoirs restent des rêveries.

Pour réussir, faut-il cesser d’espérer ? Oui !

Accepter plutôt qu’espérer

L’acceptation pleine et complète de la réalité, l’acceptation des faits objectifs et observables sont les précurseurs de votre réussite. Le passé est passé. Il ne se mutera pas en une autre histoire, cessez de rêver je vous dit !

Alors oui, la plupart du temps si on n’y prend pas garde, nous avons tous cette tendance naturelle à ne retenir de la réalité que ce que nous en supportons. Et ce que nous ne voulons pas voir, nous ne le voyons pas. N’y voyez là rien d’intentionnel ou de malveillant, c’est un mécanisme naturel de protection. Maintenant, prenez le contre-pied de cette orientation naturelle !

Acceptez simplement les faits tels qu’ils sont, ne  les jugez pas, ils sont comme ils sont.

  • N’essayez pas de tordre les faits pour qu’ils entrent dans votre désir du monde idéal,
  • Ne refusez pas ce que vous voyez,
  • Admettez qui vous êtes,
  • Acceptez votre réalité

Devenez le plus objectif possible, apprenez à le devenir. Imaginez une vidéo en train de vous filmer dans ce que vous faites, maintenant. Quel serait le film ? Et quel serait ce film concernant ce que vous faisiez il y a une heure, il y a deux heures, ou une semaine ? Seriez-vous à l’aise avec ce film, l’accepteriez-vous ?

Trouvez la façon la plus juste possible de voir ce qui vous entoure, dans chaque situation, et choisissez ce que vous allez faire à partir de cette réalité.

Cela revient à choisir l’interprétation que vous allez faire de la réalité, cela revient à vous donner des choix ! Et finalement c’est votre vision du monde qui va se transformer, et surtout s’enrichir …

Et c’est formidable !


Acceptez la réalité !