Qu’est-ce que l’ “atout bonheur” ?

Commençons pas la psychologie positive : vous connaissez ?

Récemment j’ai rencontré le travail et les ouvrages de Shawn Achor et de Tal-Ben Shahar, et qu’y ai-je trouvé ? Des pointeurs vers des études scientifiques, des observations de phénomènes de cause-effet, et des confirmations du bien fondé de certains présupposés de la PNL ou des thérapies brèves. Dans le domaine de la psychologie, une étude scientifique est une étude statistique bien encadrée et dont les conditions sont clairement énoncées. Ces études montrent donc des réalités empiriques.

Cet article, basé sur un atelier que j’ai animé à plusieurs reprises, apporte justement une petite synthèse de ce que j’ai trouvé en psychologie positive, et des outils concrets que cette science nous apporte.

La fausse formule du bonheur

Commençons par une idée reçue, rarement explicite (et donc souvent implicitement induite dans nos actions) :

Si je travaille mieux, alors je réussirai
Et lorsque j’aurais réussi, alors je serai heureux

Travailler mieux, qu’est-ce que cela signifie ? Mieux à l’école, mieux à l’université, mieux lors des mes stages et dans mon emploi. Si je fais mieux, alors j’atteindrais mon objectif final, le bonheur. J’intégrerais une meilleure école, j’aurais un meilleur dossier, de meilleurs diplômes, et ma carrière progressera. Avec mon abnégation, mon travail, mon engagement, tout ceci m’est promis. A moi d’accepter de me donner à fond, pendant de nombreuses années, et ainsi je pourrais atteindre ce « bonheur » d’y être arrivé, d’avoir accompli ma vie.

Horizon bonheur

Minute, minute. Est-ce ainsi que cela fonctionne réellement ? Plusieurs équipes scientifiques se sont penchées sur cette question et ont évoqué plutôt un phénomène d' »horizon bonheur« , c’est à dire un lieu que je n’atteins jamais puisque je ne cesse de le repousser à plus tard : si j’ai de bonnes notes alors je vais dans une meilleure école, dans laquelle, si j’ai de bons résultats alors je peux prétendre à un meilleur premier emploi et salaire, suite à quoi je pourrais envisager une belle carrière, basée sur de beaux diplômes et de belles expériences. Enfin, lorsque tout cela sera réuni, alors je serai heureux. C’est le but !

Et le cerveau se câble ainsi : le bonheur est inatteignable, c’est un horizon. Et si jamais par le plus grand des hasards, tu as la chance d’être heureux maintenant, pas d’inquiétude pour ton cerveau, il sait, au fond, que ça ne durera pas ! Et ta croyance que le bonheur n’est pas pour tout de suite, va autoriser ton cerveau (inconsciemment) à créer toutes les conditions pour que ce bonheur temporaire soit vite effacé.

Cette notion d’horizon bonheur, la croyance qui la soutient, sont-elles inéluctables ? Que pouvons-nous faire ?

Je vous propose, une voie, pour renverser cette croyance issue de notre inconscient collectif. Il y a d’autres voies, n’hésitez pas à les partager. Comment rapprocher l’horizon de l’ici et maintenant ? Revenons à la réalité et écoutons ce que les scientifiques ont dit :

La réalité (scientifique)

Quelques exemples de travaux scientifiques

  • Le Pr. Barbara Fredrickson, de l’université Chapel Hill en Caroline du Nord, a montré que les émotions positives élargissent les possibles, et à long terme favorisent le savoir et les relations sociales (2009).
    • Elle a également montré que les activités quotidiennes qui provoquent les émotions positives sont à rechercher.
    • Par exemple : Méditer / Penser à un plaisir à venir (prévoir de voir son film préféré, préparer ses vacances, programmer une soirée avec des amis) / Accomplir un acte de bonté (consciemment) / Insuffler de la positivité dans notre environnement / Faire de l’exercice / Dépenser de l’argent (mais pas pour des objets) / Utilisez vos forces personnelles.
  • Le Pr. Martin E. P. Seligman, de l’université de Pennsylvanie, a développé un modèle des trois piliers du bonheur (les conditions pour être heureux), que sont le Plaisir, l’Engagement, et le Sens (2011).
    • Il a également montré que des récits joyeux quotidiens allongent la longévité de 10 ans,
    • que les salariés malheureux prennent 1,25 jour de congé de plus par mois.
  • Le Pr David Snowdon de l’université du Minnesota, a montré que la richesse du vocabulaire à l’age de 22 ans influe sur la longévité et sur le risque de (ne pas) développer les maladies neurodégénératives.
  • Le Pr. Sonja Lyubomirsky, de l’université de Californie, a montré que accomplir 5 actes de bonté par jour augmente la sensation d’être plus heureux (2008).

Cette courte bibliographie n’est qu’un extrait du travail très riche de la recherche en psychologie (positive) et de ses résultats. Chaque résultat me semble plus pertinent l’un que l’autre, et tous me semblent tellement évident que je ne comprends pas comment la croyance collective dans le mythe de l’horizon bonheur peut encore tenir. Et pourtant ce mythe est bien présent, toujours.

Mon cerveau en  [mode positif]

Se mettre en mode positif semble donc bien être une fin en soi. Se mettre en mode positif ici et maintenant, pas demain, pas dans un an, pas « un jour ». Et lorsque mon cerveau, ici et maintenant, est en mode positif :

  • Je peux travailler nettement mieux, mes résultats sont plus rapides et de meilleur qualité,
  • Je suis plus intelligent,
  • Je suis plus énergique,
  • Je suis plus créatif

Quelques idées contre-intuitives

Ces phrases ne sont pas directement de moi, mais elles ont eu un impact sur ma pensée, et sur ma façon d’appréhender l’univers. Ces phrases peuvent être méditées, débattues, discutées, elles le méritent.

Sur la réalité :

Ce n’est pas la réalité qui nous forge, mais au contraire, l’état d’esprit avec lequel nous observons le monde forge la réalité que nous percevons

Sur notre niveau de bonheur :

Notre niveau de bonheur ne dépend pas de notre situation matérielle, mais le bonheur dépend de la façon dont notre esprit analyse le monde

Et sur la réussite professionnelle :

La réussite professionnelle dépend seulement pour une petite part d’un QI élevé, et pour une large majorité du niveau d’optimisme, du soutien social et de la capacité à voir le bon côté du stress.

Recâbler son cerveau

Vaste sujet sur lequel beaucoup d’encore coule encore, et coulera, j’en gage. Mon modeste apport, recueilli et composé de mes expériences, viendra peut-être enrichir votre pratique et vous ouvrir quelques nouvelles pistes. Tout d’abord, admettons qu’il est possible de recâbler notre cerveau pour qu’il devienne plus positif.

Quelques moyens à considérer, à expérimenter, et en appliquant la règle des 21 jours ; cette règle empirique indique simplement que pour ancrer une nouvelle habitude, il faut s’y astreindre 21 jours.

Les 3 kifs

Notez 3 choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant, chaque jour pendant 21 jours, 3 nouvelles choses chaque jour, alors le cerveau prend l’habitude de rechercher le positif autour de lui. Il est important de s’astreindre à détecter des choses différentes chaque jour.

Et, si la pièce se joue encore, allez vous faire un shoot de kifs avec Florence Servan-Schreiber et Isabelle Pailleau : 

Le journal

Notez dans votre journal une expérience positive vécue dans la journée, alors votre cerveau revit cette expérience. Vous pouvez écrire aussi le lendemain matin, le résultat sera également le même. Le journal n’est pas là pour relater toutes vos expériences, mais seulement une expérience positive de la journée. L’objectif est vraiment de se replonger dans l’expérience, de la revivre et de s’en imprégner. Une nouvelle ancre (positive) est ainsi créée chaque jour.

La méditation

J’en ai déjà parlé dans mes articles, (cf. Pratiquer la méditation) et je confirme que c’est l’un des moyens de recâbler notre cerveau. Lisez sur le sujet, essayez, pratiquez !

La méditation permet de contrer l’hyperactivité et le multi-tasking que notre monde professionnel impose en permanence à notre cerveau.

La gratitude

Pratiquer la gratitude quotidiennement, est un moyen de maintenir notre cerveau dans son mode positif. Pour se « forcer » à ne pas oublier, et à pratiquer quotidiennement, vous pouvez par exemple vous lancer dans un nouveau rituel matinal : écrivez un mail de remerciement chaque matin en arrivant au bureau, chaque matin à une personne différente des précédentes.

Quelques autres idées dans l’affiche suivante

Alors, êtes-vous heureux(se), ici et maintenant ? Quel moyen allez-vous vous donner ?

Absences et présence

Je conduis sans y prêter attention, et j’arrive à destination sans m’en être rendu compte,

Je reste perdu dans mes pensées, tout au long de la journée, même lorsque mes enfants me parlent,

Mon cœur bat très fort, mes émotions culminent, la passion ou le dégoût sont là,

Je perd ma concentration, je relis plusieurs fois la même phrase, ou je fais plusieurs fois la même chose,

Je regarde la télé, je mets la radio en fond sonore, je dévore une saison entière d’une série tv,

Je plonge dans un roman d’amour, de sf, ou policier, je m’immerge dans une saga, ou dans tous les écrits d’un auteur,

Je joue à des jeux vidéos, je surfe sur les réseaux sociaux, ou je zap de site en site,

 

Que la passion m’habite,

Ou que le dégoût me repousse,

Qu’une voix intérieure me préoccupe ou une émotion trop forte m’emporte,

Dans tous les cas, je suis absent à moi même, je ne suis pas ICI et pas MAINTENANT

Et je ne suis donc pas vraiment en vie

 

Pour être vivant ?

Je suis dans le présent, exclusivement, avec ce qui m’entoure, et ceux qui m’entourent,

Je reconnais chaque élément de mon entourage, je n’y réagis pas, je ne juge pas,

Je sais apprécier ce qui me fait du bien, je n’y apporte pas d’attachement, mais je l’apprécie,

Je sais supporter ce qui ne me convient pas, je n’en fait pas un rejet, je sais que c’est le présent,

Je ne cherche plus à remplir compulsivement les moments calmes,

J’écoute le silence, sans le perturber

Je regarde la nature, je l’admire telle qu’elle est,

Je regarde les créations humaines aussi, et je les admire telles qu’elles sont,

Je sais prendre du recul temporel, et de la distance,

Quelle est l’importance de ce qui s’agite dans ma vie, si je l’observe de la lune ?

Quelle est l’importance de ce qui s’agite dans ma vie, à la lueur de l’histoire de l’espèce humaine ou de l’histoire du soleil ?

Que restera-t-il de ce monde-ci, de tout ce qui s’y agite, dans plusieurs centaines de milliers d’années ? Le soleil ne éteindra-t-il pas ?

Est-ce important ? La pensée et la parole justes le sont, les actes justes également,

L’élévation est importante

La conscience est importante, la conscience de mon être intérieur, la conscience de nos relations au monde, du lien qui nous unit, nous tous, êtres vivants, sensibles ou non.

Et la conscience n’existe que dans le présent.

Droit et méditation !

« Things can be copyrighted, thoughts cannot be copyrighted, and certainly meditations cannot be copyrighted. They are not things of the marketplace. Nobody can monopolize anything. But perhaps the West cannot understand the difference between an objective commodity and an inner experience. For ten thousand years the East has been meditating and nobody has put trademarks upon meditations. »

–Osho

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(Les choses peuvent être protégées du droit de copie, les pensées ne peuvent pas l’être, et certainement pas non plus les méditations. Ce ne sont pas des objets d’une place de marché. Personne ne peut monopoliser quelque chose. Mais peut être l’Ouest ne peut comprendre la différence entre des objets utilisables et des expériences intimes. Depuis dix mille ans, l’Est médite, et personne n’a apposé une marque commerciale sur les méditations.)

Pratiquer la méditation

monk-555391_640Plus jeune, je pensais la méditation réservée à de lointains moines bouddhistes, qu’ils soient indiens ou japonais. En même temps, je percevais dans notre société un intérêt pour la spiritualité d’extrême orient : que ce soit en complément ou en remplacement de nos religions traditionnelles, mais je pensais que c’était surtout pour quelques « illuminés » en quête de spiritualité, quelques « secteux » tout à fait disjonctés.

J’avais des croyances limitées et limitantes bien établies, et dont l’étude dépasse le cadre de ce modeste article.

Et j’en étais resté à ces croyances limitantes, sans les remettre en cause, pendant plus de vingt ans ! Pauvre moi, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, et depuis bientôt un an, j’ai intégré une pratique quotidienne de la méditation, tout d’abord sous la forme de la méditation de pleine conscience (mindfulness), une pratique que je pensais détachée de tout contexte spirituel. Mais je me suis vite rendu compte que pratiquer la méditation entrainait une réflexion sur notre identité : pourquoi ? Parce que lorsque vous méditez, vous « observez » vos pensées, vos émotions, et vous apprenez à être avant même de penser ou de ressentir ; être simplement présent, dans l’instant.

En méditant, je renverse la pensée de Descartes :

Sum ergo cogito

Et en méditant, nous comprenons que nous sommes (un homme, une femme) un être, à qui il est donné d’avoir : un corps, des émotions, des pensées et une capacité de raisonnement, un nom, un lieu et un contexte de vie, etc. Mais avant toutes ces « choses » qui nous sont données en tant qu’être vivant, nous existons, tout simplement.

Je suis vivant. Je respire, j’entends, je ressens.

Et il me semble aujourd’hui impossible de pratiquer la méditation sans ressentir que dans ma présence à moi-même, il y a une présence immuable et métaphysique : je suis aussi un être plongé dans un monde infiniment complexe, vaste, connecté, et vibrant. Un univers que je ne fais qu’entre-apercevoir au travers des voiles de mes sens.

Mais revenons-en à la pratique quotidienne de la méditation : dans notre monde de 2015, il est assez facilement accessible de s’initier à la méditation. Personnellement, j’ai la chance d’avoir un moment tranquille tous les matins dans le train : 40 minutes de sérénité et pendant lesquelles je n’ai qu’à m’occuper de moi. Alors je remplis ces précieux moments avec un exercice de cohérence cardiaque, une méditation, puis un livre, variable. Mais si vous n’avez pas la chance d’avoir ces moments dédiés, vous pouvez vous les créer : vous pouvez le faire le soir avant de dormir, ou bien le matin après le réveil pour démarrer merveilleusement chaque journée. Allez voir par exemple cet inspirant article de Laura Mabille : Pourquoi je me lève à 5h30 tous les matins (et ce que vous gagnerez à en faire autant).

Et enfin, voici quelques applications pour apprendre à méditer, tout en étant bien guidé :


 10154036_10151995111709080_448268166_nHeadspace : http://www.headspace.com/

L’application la plus claire et complète, la plus amusante. Mais au-delà des 30 jours d’essai, vous devrez payer le service. Tout en anglais malheureusement, mais facile à écouter. Je l’ai essayée cet été, et j’ai vraiment beaucoup aimé !


10857985_868838303167321_6098499210039316235_nCalm : http://www.calm.com/

Une belle application, claire, à l’interface très simple. Les sessions de la première semaine restent sur le smartphone, ce qui permet de continuer à utiliser ces exercices beaucoup plus longtemps. Payant en dehors de cette première semaine ; tout en anglais facile. C’est l’application que j’utilise quotidiennement en ce moment, car elle propose aussi des fonds d’écrans animés incluant une ambiance sonore, et c’est génial pour continuer à méditer sans guide.


11013352_407076449477055_6731109173987219803_nZenfie : http://www.zenfie.com/

Un site et une application (iPhone et Android) US, mais avec une belle version française. D’après l’éditeur, il est possible de pré-télécharger les exercices, si vous l’utilisez dans les transports en commun ; enfin, j’ai essayé de le faire mais ça n’a pas fonctionné. A utiliser chez soi sinon 🙂


1513774_721147781295933_3803444592793095934_nPetit Bambou : http://www.petitbambou.com/

Un site et une application francophone, c’est notable et louable déjà (même si leur siège est au Lux :). Très complet, très beau et avec des animations vraiment sympa. Les services sont payants au dela de l’initiation, mais pour débuter c’est déjà très très bien. Pas de fonctionnement offline malheureusement (pour le moment).


Je suis en Joie de partager cet article avec vous, merci de m’avoir lu !

Passer sa vie à attendre

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Les gens ne se rendent pas compte qu’ils sont dans un état d’attente permanent

(E. Tolle, Journey into yourself)

Est-ce que cette phrase vous parle comme à moi ? En la lisant et en m’en imprégnant – parce qu’il m’a fallu faire tout cela pour bien la comprendre – je me suis rendu compte que oui, je fais bien parti de ces « gens » là : j’attends. Alors, que vous attendiez Godot (Becket), ou Godeau (Balzac), demandons nous aujourd’hui ce que nous faisons réellement …

Mainstream

Et « les gens » n’attendent pas un seul événement, mais ils attendent (nous attendons) plusieurs choses en parallèle, avec des échéances plus ou moins éloignées. Il y a les attentes pour la journée ou la semaine, les attentes de l’année, et les attentes de la vie, tellement éloignées que presque inaccessibles ou inconcevables.

Ligne de vie

Enfant, en tâche d’attente de fond, nous attendons de grandir. Et en parallèle, nous attendons d’apprendre à lire ou à compter. Nos parents et nos institutrices (je n’ai eu que des femmes à l’école primaire) nous invitent à patienter : « attends d’être grand », « tu apprendras ça plus tard, au collège, au lycée », etc.

Arrivé au collège, et plus tard au lycée, nous nous retrouvons dans une situation contradictoire : nous sommes précisément là où nous attendions tellement d’arriver (sur les injonctions de notre entourage), et en même temps tous les signaux nous indiquent que nous avons encore beaucoup beaucoup à apprendre.

Et ça continue avec le Bac et après le Bac : on vous assène un objectif majeur, et quand vous l’atteignez, vous redevenez un débutant dans votre nouvel environnement, vous allez redevoir apprendre patience et humilité.

Lorsqu’enfin vous sortez, diplôme en poche, de votre dernière étape de formation, vous voici le petit nouveau dans l’entreprise, celui qui ne sait rien encore, et qui va devoir « tout » apprendre, et surtout qui va devoir apprendre la patience, encore.

Pendant toute votre carrière professionnelle, vous serez de même incité à vous projeter et à patienter, jusqu’à cette fin de course qu’est la retraite. Et arrivé à la retraite, vous ne recevrez plus aucun message de la société : on n’attend plus rien de vous !

Illustrons :

Aujourd’hui, quelles sont mes « attentes » ? Quelques idées et quelques exemples :

  • J’attends d’aller mieux ;
  • J’attends que mes enfants aient leurs diplomes, soient autonomes, ou soient établis ;
  • J’attends le weekend, mes prochaines vacances ou mes prochains loisirs ;
  • J’attends l’apaisement, peut-être à la retraite ;
  • J’attends l’aisance financière ;
  • J’attends de me décider, de me lancer, j’attends le bon moment (sans trop le provoquer) ;
  • J’attends des nouvelles de ma famille, de mes amis ;
  • J’attends que le monde aille mieux, que les guerres s’essoufflent et que les réfugiés atteignent la sécurité.

 

Dans d’innombrables domaines de ma vie, privée, professionnelle, publique, sociale ou politique, je me projette, j’anticipe, et j’attends.

Alors ne me comprenez pas de travers, je ne suis pas inactif, non ! loin de là. Simplement, mon état d’esprit permanent est l’attente. Attente que « ça » arrive !

Alternative ?

Ce système sociétale, accompagné de cet ensemble de messages nous apprend à attendre, à patienter et à toujours nous projeter vers un futur qui devrait être meilleur … Mais existe-t-il une autre façon de voir les choses ?

Depuis que je m’intéresse au développement personnel, j’ai croisé la route virtuelle de plusieurs auteurs, guides ou gourous, ayant d’autres messages : “responsabilisez-vous en tout ce qui vous arrive”, “acceptez le monde tel qu’il est dans le moment présent”, “créez le monde que vous voulez voir advenir”, “organisez vos objectifs et faites le premier pas”. Ces autres messages portent tous un nouveau paradigme : ils sont ancrés dans l’acceptation du moment présent tel qu’il est, sans aucune altération ni projection. La réalité réelle est le socle fondateur d’une nouvelle position de vie, que vous pouvez également choisir d’endosser :

  1. Le plus simple est la responsabilisation : je cesse d’attendre et je provoque vraiment le monde que je veux voir advenir (Gandhi revisité).
  2. Le second est plus subtil est infiniment plus efficace : l’acceptation : j’accepte ce qui est dans le moment présent, la richesse de ma vie, de ce qui est là, de ce qui est présent face à moi, est une certitude. Je n’ai rien à attendre, ce qui est donné est présent à moi. (Gautama revisité).

Et pour revisiter mes exemples attentes, voici ce que je choisis maintenant :

  • Je n’attends pas d’aller mieux, j’accepte et j’apprécie mon état actuel, car même malade ou souffrant, je suis vivant, conscient, actif, donc béni !
  • Je n’attends rien des enfants, je profite des moments avec eux, moments de bonheurs, de conflits, de joie, d’amour, car ils sont présents et moi aussi ; et c’est formidable dans ce présent !
  • Je cesse d’attendre un weekend, mes prochaines vacances ou mes prochains loisirs, car ce serait refuser de vivre mon présent ; au contraire je profite de maintenant pour apprécier tout le bonheur de la vie, et je conçois que les vacances sont tout autant des moments de découverte et d’aventure que les petites choses variables de la vie de tous les jours …
  • Je cesse d’attendre l’apaisement ou la retraite, c’est inutile et c’est surtout une façon de vivre une demi-vie. Etre vivant maintenant est bien plus important qu’imaginer être vivant plus tard. « Plus tard » est une notion, un concept qui n’existe pas dans le monde réel. Allez expliquer “plus tard” à un anomal ou à un arbre. Le futur sera également un moment présent, que je pourrais également vivre sereinement, comme je le fais maintenant.
  • Je n’attends pas d’aisance financière, car je peux me contenter de mes conditions de vie actuelle, et je peux même rétrograder de vitesse. En choisissant de vouloir toujours plus, on cesse de vivre sereinement : toujours voir la plus belle voiture, la maison plus grande, le voyage plus loin … cela n’a pas de fin. Au contraire, en me contentant de ce qui m’entoure maintenant, je peux vivre apaisé.
  • Je n’attends plus de me décider, de me lancer, ou le bon moment : soit je me décide, soit je range mon idée car ce n’est pas le moment. En aucun cas, je ne me culpabilise ou je ne me martyrise parce que tel ou tel projet n’est pas lancé, ou parce que tel ou tel dossier n’est pas réglé. Les faits sont là, je choisis de les considérer et de les accepter, et les projets / dossiers qui ne sont pas achevés, sont dans l’état qui est juste, pour le moment présent.
  • Je n’attends pas des nouvelles de qui que ce soit : je pense à mes proches dans le moment présent, je pense à la connexion qui nous relie, et si je le souhaite, je peux lancer quelques appels par tous ces moyens de communication modernes qui me sont offerts
  • Je n’attends plus que le monde aille mieux, que les guerres s’essoufflent et que les réfugiés atteignent la sécurité : je constate objectivement l’état du monde, et j’agis en mon âme et conscience suivant ce que je veux et peux faire.

Est-ce que ces exemples et contre-exemples vous touchent ? N’hésitez pas à partager les vôtres, et vos idées …

Bien à vous

 

Compétition versus Victoire

Rz_35Dans notre société, et surtout dans le monde du travail, la compétition est de rigueur. Sans que ce soit dit ouvertement, car politiquement incorrect, chacun et comparé à chacun. Et pour réussir sa vie professionnel, il « faut » sortir gagnant de ces comparaisons, de ces compétitions.

Mais le faut-il vraiment ?

Lorsque vous vous donnez un objectif à atteindre, le faites-vous pour gagner contre quelqu’un ? Ou bien essayez-vous d’atteindre un objectif absolu, qui vous est propre ?

Sans en prendre conscience, il y a de bonnes chances que vous soyez comme moi, comme des millions d’autres, obnubilés au départ par les règles du jeu des concours. Tout comme les concours des grandes écoles d’ingénieur, les concours de médecine, et tant d’autres, nos jeune hommes et jeunes femmes entrent dans la vie active par l’intermédiaire d’un résultat de concours, en ayant un choix qui ne correspond pas complètement à leurs désirs initiaux. Nos jeunes choisissent le haut du classement plutot que leur aspiration personnelle. On nous inculque depuis tout petit que le haut de classement est notre aspiration la plus noble à avoir, alors la confusion se comprend !

Et si vous entrez dans la vie professionnelle, vous pouvez encore tomber dans ce piège : travailler comme un(e) forcené(e) pour réussir se carrière, monter les échelons, obtenir les postes du « haut », etc.

Tout cela sans prendre le temps d’un vrai regard sur soi. Qu’est-ce qui serait bien pour moi ? Qu’est-ce que j’aime faire, qu’est-ce qui me passionne ?

En formation managériale distillée par votre entreprise, vous allez apprendre les ressorts de la motivation, la votre, et celle de vos collaborateurs. Vous vous demanderez comment être mieux motivé(e), et comment motiver votre entourage.

Mais finalement, quand allez-vous enfin commencer à vous occuper de vous ?

Me répondrez-vous comme certains me l’ont dit, que vous vous occuperez de vous à la retraite ? Dois-je comprendre qu’il faut attendre toute votre vie pour commencer à vivre pour vous ? Pour commencer à vivre …

Il existe pourtant une autre voie. Celle des objectifs personnels, celle de la compétition contre soi, ou plutot « pour » soi. Vous pouvez sortir victorieux, réussir votre vie et votre carrière, en choisissant votre combat, et sans écraser les autres, sans dénigrer personne, sans « battre » aucun de vos contemporains.

Comment faire ?

Au début, il va falloir que vous vous connaissiez vous-même. En effet, chacun d’entre nous a un don différent, chacun d’entre nous est motivé par une combinaison particulière de disciplines.

Ensuite, il y a un deuil à faire : le deuil du regard des autres sur votre carrière. En effet, vos parents, vos enfants, vos ami(e)s, vos collègues, ont tous projeté sur vous une ambition, ambition qu’ils expriment, qu’ils vous recommandent : « c’est la chance de ta vie », « moi si j’étais toi … », « tu ne peux pas refuser ce poste ! », « quelle chance tu as », etc.

Mais ces projections sont des pièges, ils enferment votre liberté de choix, il font taire votre véritable ambition. Quelle est-elle cette ambition ?

  • Vouliez-vous aider les gens ?
  • Vouliez-vous vous occuper d’animaux ? de plantes ?
  • Aimez-vous le contact client ? ou justement non ?
  • Avez-vous une âme créatrice ? dessinatrice ?

Quoi que soit votre ambition, elle est juste, si c’est réellement la votre. Embrassez la, accueillez la, la découverte de vos talents, de vos dons, est un bien inestimable. Vous serez plus riche de vivre votre passion que de posséder des immeubles dans Paris … à bon entendeur …Rz_14

Education anti-mentale

cieletoileImmensités stellaires

Lorsque vous levez les yeux vers un ciel nocturne étoilé, nettoyé de toute perturbation, vous pouvez contempler les étoiles. Vous pouvez reconnaitre certaines constellations, vous pourrez même observer la Voie Lactée, notre galaxie. Avec un bon téléscope, vous aurez la possibilité de vous projeter plus loin encore, d’observer les lointaines galaxies. La plus proche de ces autres galaxies, la galaxie d’Andromède est située à 2,55 millions d’années-lumière de nous.

Si vous remontez dans le temps, par votre imagination, à 2,55 millions d’années, vous imaginerez une époque dans laquelle l’homo habilis existait à peine en Afrique. La lumière de notre soleil parvenant actuellement dans la galaxie d’Andromède date de cette époque là …

L’espace entre les étoiles, et plus encore l’espace entre les galaxies, est immense, et à notre échelle cet espace nous semble presque infini. Les étoiles n’existeraient pas sans cet espace interstitiel. Pourtant nous sommes naturellement concentrés sur les étoiles, seulement sur ces étoiles. Car elles brillent, elles ont des propriétés, elles attirent l’oeil et la pensée.

Notre objectif en pleine conscience est de rechercher l’espace entre les pensées, espace que nous oublions naturellement de considérer, tout comme l’espace entre les étoiles. Pour cela, il faut arrêter de penser !

Arrêter de penser !

Voilà un drôle d’objectif me direz-vous … Plus j’y pense et moins j’y parviens. Si je fais des plans pour moins penser, si je précise mon objectif, je me heurte à une surchauffe d’activité cérébrale, exactement contraire à mon souhait.

La proposition de la pleine conscience, qui rejoint en cela celle de l’illumination bouddhique, ou de son cousin la maîtrise Zen, est justement de contrôler sa propre activité cérébrale. L’objectif n’est pas d’arrêter toute pensée, non. L’objectif est d’inverser le flux : la pensée doit redevenir un outil puissant, au service de l’être.

L’être justement, le soi, l’identité, est habituellement complètement masquée par nos incessants verbiages mentaux. Notre mental jacasse, juge, évalue, se projette, affirme, contrôle, calcule, et ça continue, sans cesse, sans cesse, sans cesse … Pendant ce temps, mon être, qui Je suis, est totalement masqué par ce rideau de fumée. Je suis presque inaccessible à ma propre présence, du fait des jérémiades continuelles de mon cerveau.

Pour Me retrouver, pour vous retrouver, la proposition de la mindfulness est unique : cessez de penser. La tout de suite, maintenant ! Reprenez le contrôle de votre mental. Utilisez-le lorsque nécessaire. Uniquement.

Les émotions sont identiques : elles polluent, elles masquent, elles déforment, et finalement elles m’éloignent de mon identité propre.

Que ce soient les pensées qui défilent, ou les émotions qui habitent, Je me retrouve prisonnier d’un carcan puissant, qui va même jusqu’à me faire croire que je suis mes pensées, et que je suis mes émotions.

Mais non ! Je suis. Avant même de penser. Avant même d’être ému. Je existe. Et mon identité est pleine de joie, et d’amour, indépendamment de quoi que ce soit. Joie de la vie, Amour sans concession.

Comment faire ?

Il y a plusieurs chemins pour toucher son identité.

La méditation, la pleine conscience, sont la voie la plus connue, mais pas forcément la plus applicable dans notre société.

Une autre voie est celle que j’évoquais dans mon billet du 4 juillet : le pouvoir du « OUI« , l’acceptation inconditionnelle de ce qui est. Je parlais également de cela dans mon article « Admettre la réalité« .

Une autre voie encore, que j’avais expérimenté avec une force digne d’un ras-de-marée, est le protocole de l’alignement des niveaux logiques de R. Dilts. Lorsque nous gravissons pas à pas les marches de la pyramides, nous atteignons l’identité, qui est l’Être, et qui vous amènera à toucher du doigt celui (ou celle) que vous êtes.

Enfin une autre voie est par la concentration sur nos 5 sens : en se concentrant pleinement sur ce que vous voyez, sur ce que vous entendez, sur ce que vous ressentez, alors vous pouvez parvenir à réduire le flux de la pensée et l’impact des émotions.

Et si vous êtes aidé par un sage, un maître, un éveillé, le chemin sera plus court  !

mouette


A lire : 

  • Le pouvoir du moment présent – Guide d’éveil spirituel Poche – Eckhart Tolle – lien Amazon

 

Réflexions sur notre matière

rainNotre essence est complexe, tellement complexe ! il y a notre incarnation, notre chair, notre corps ; nourrie des atomes et des molécules complexes de notre espace vital, construite à partir des plans de notre ADN, héritage de millions d’années d’évolution, organisée en membres, en organes, en tissus, en muscles, en hormones, en os, etc.

Et notre incarnation est cyclique : battements du cœur, respiration, rythmes de repos, rythmes du cerveau, rythmes hormonaux, etc.

Voyage atomique

Si vous naissez à Manille, à Paris ou ailleurs, vous boirez, vous mangerez, vous digérerez les aliments constitués de sources à peu près locales. Vous respirerez un air et des odeurs, constitués de molécules locales. Vos cellules vont se construire à partir des ingrédients que vous allez consommer. Et ce sera vrai et universel, durant toute votre vie : toute votre vie vous alimenterez votre corps avec de la matière (solide, liquide, gazeuse) ayant une origine « locale », c’est-à-dire proche de l’endroit où vous êtes.

Avec la mondialisation, il y a des chances qu’une partie de vos aliments proviennent de sources lointaines. Et si vous êtes un globe-trotter, c’est même une certitude. Aucun professeur de physique ou de chimie n’a jamais suggéré qu’un atome d’hydrogène ou d’oxygène provenant de Chine soit différent de son cousin provenant du Pérou. Il y a des chances que ces deux atomes aient été constitués lors du Big Bang, alors vous me direz qu’ils ont déjà bien voyagé avant d’atterrir dans l’eau de votre verre !

Mémoire moléculaire

Qu’en est-il des molécules simples comme l’eau justement ? Bien sûr la mémoire de l’eau est devenu un sujet controversé : la « mémoire de l’eau ». Car les expériences montrant cette mémoire n’ont pas été reproduites correctement. Ok, admettons qu’elles ne soient pas reproductibles. Scientifiquement, cela signifie seulement qu’on ne sait rien. On ne peut ni réfuter, ni approuver cette théorie. Tout rejeter en bloc et en faire une sorte de scandale du ridicule (comme ce fut le cas en 1988) me fait surtout penser à une chasse aux sorcières … il y avait du dogme bafoué derrière ces réactions excessives. Il y a quelques années, les scientifiques eux-mêmes ont fait un petit pas dans la réhabilitation de la stature scientifique de Jacques Benveniste, par la voix du célèbre Dr Montagnier.

Qu’en est-il des molécules complexes ? parce que, la molécule d’eau … est simple mais déjà compliquée, alors que penser des molécules complexes entrant dans la composition des organismes vivants ? Ces organismes qui rythment notre vie, tant pour notre alimentation que pour nos médicaments.Delta-tris(oxalato)ferrate(III)-3D-balls

La théorie moléculaire de la matière est utile, pour faire de la chimie, pour prédire certains résultats, pour fonder une industrie des procédés, etc. …  mais cette théorie explique-t-elle tout ? Il n’y a aucune raison de penser que le modèle moléculaire de la matière soit totalement exhaustif quant à la prédiction des propriétés réelles de la matière. Penser tout savoir de la matière à partir d’un modèle théorique serait ridicule. Cela couperait même toute possibilité à la recherche scientifique de continuer ses trouvailles …

Civilisation moléculaire

Alors qu’aujourd’hui les scientifiques commencent à utiliser le niveau moléculaire de la matière pour stocker des informations, je m’interroge sur (tout) le reste, que nous ne connaissons pas encore, car pas encore modélisé, pas encore observé systématiquement, et donc hors du champ scientifique ; je m’interroge donc : quel est l’influence sur moi de l’histoire des molécules qui constituent mes cellules, mes organes et finalement mon corps ? Et lorsque j’utilise le mot « histoire », ce que je comprends est plutôt, la suite des événements de la vie des molécules sur leur état interne. Réciproquement, quelle est l’influence de mes rythmes de vie sur mes cellules, et sur les molécules qui les composent ?

Je ne propose pas un nouveau dogme, ni une mystique ésotérique, non ! je nous invite simplement, par cette simple question à garder l’esprit ouvert sur les influences de notre vie, de nos choix, de notre civilisation industrielle sur l’infiniment petit qui nous compose. Nous savons maintenant qu’il y a une influence très nette de notre civilisation sur l’écologie de la planète. Mais nous ne savons pas tout.

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Finissons sur une note amusante : en écrivant cet article, je n’avais aucun souci pour écrire « mon corps », ni pour écrire « mes os », ou « mon sang ». En zoomant vers l’infiniment petit, « mes cellules » ou « mon ADN » ne me posaient pas plus de problème. Par contre, je ne parviens pas à écrire, ni à dire, « mes molécules », ni « mes atomes » ; la seule expression qui me paraissait acceptable était « les molécules ou atomes qui me composent ». Signifiant non ?

Le pouvoir du OUI

En regardant la vidéo d’Eckhart Tolle sur le pouvoir du OUI, je me suis souvenu que j’avais cette aspiration spirituelle il y a 25 ans.

J’avais un petit carton avec « OUI » imprimé dessus. Et j’avais mis ce carton bien en évidence sur le tableau de bord de ma voiture.OUI

J’avais presque 25 ans, je conduisais avec énergie et parfois colère. Je conduisais comme les hommes de mon age !

Mais avec ce « OUI », je parvenais à modifier instantanément mon état d’esprit, dès que mes yeux se posait dessus.

  • Je pouvais laisser passer les gens avec un grand sourire
  • J’acceptais le comportement brutal de certains automobilistes, comme étant un fait
  • J’acceptais les situations bloquées, les bouchons, les attentes, avec calme et sérénité

Je me souviens également avoir impressionné ma directrice de thèse avec ce OUI, de part l’ouverture spirituelle qu’il indiquait.

Et maintenant, 25 ans plus tard, je me demande par où je suis passé tout ce temps, pour en revenir au pouvoir de dire OUI : c’est très clair dans mon esprit, j’avais besoin autrefois de ces « trucs » et ils m’aidaient. Mais aujourd’hui je me rends compte que ces trucs sont essentiel à mon existence.

Il est vital d’accepter les faits tels qu’ils sont. Et ce OUI nous y invite.

à bon entendeur … Namasté


 

 

 

Mot du 3 juillet

En cette veille de weekend, j’exprime le désir que chacun ait une activité professionnelle qu’il ne se sente pas obligé de « fuir » ; se reposer oui, c’est nécessaire puisque c’est notre cycle de vie ; mais échapper au travail ou fuir le travail, sont le signe d’un profond malêtre que je ne souhaite à personne.

Et sur une note plus gaie, je partage avec vous ma découverte d’Eckhart Tollé, « le pouvoir du moment présent« . Sa façon d’écrire, sa progression de pensée à partir de son expérience personnelle, m’ont fait toucher du doigt ma propre conscience d’Être. J’avais déjà vécu cette expérience de sérénité et de plénitude, soit lors d’une illumination ponctuelle (dont la première remonte à mes 11 ans) soit lorsque je médite en pleine conscience et que je m’immerge pleinement dans le moment présent.

Avec Tollé, je peux toucher cette conscience bienveillante et joyeuse au fond de moi, dès que je prend du recul sur mon mental, dès que je me place en position d’observateur, méta. Je peux donc m’exercer à la sagesse, même en dehors des plages de méditation. Est-ce que bientôt je pourrais être en position de méditation permanente ? Je pense que c’est possible, mais je vais devoir « muscler » ma pratique 🙂

Pour finir et en essayant d’être moins cryptique, voici un aperçu de ce que j’ai compris de ma première lecture de Tollé :

Comment dire avec des mots, ce qui se cache précisément derrière le masque des mots ?

Comment ressentir profondément, ce qui se cache précisément derrière le masque des émotions ?

Pas de réponse simple avec des mots, bien sûr, mais demandez-vous d’où vivez-vous l’amour, la créativité, la joie, la plénitude …

Une bonne journée à toutes et à tous !