Le pouvoir du OUI

En regardant la vidéo d’Eckhart Tolle sur le pouvoir du OUI, je me suis souvenu que j’avais cette aspiration spirituelle il y a 25 ans.

J’avais un petit carton avec « OUI » imprimé dessus. Et j’avais mis ce carton bien en évidence sur le tableau de bord de ma voiture.OUI

J’avais presque 25 ans, je conduisais avec énergie et parfois colère. Je conduisais comme les hommes de mon age !

Mais avec ce « OUI », je parvenais à modifier instantanément mon état d’esprit, dès que mes yeux se posait dessus.

  • Je pouvais laisser passer les gens avec un grand sourire
  • J’acceptais le comportement brutal de certains automobilistes, comme étant un fait
  • J’acceptais les situations bloquées, les bouchons, les attentes, avec calme et sérénité

Je me souviens également avoir impressionné ma directrice de thèse avec ce OUI, de part l’ouverture spirituelle qu’il indiquait.

Et maintenant, 25 ans plus tard, je me demande par où je suis passé tout ce temps, pour en revenir au pouvoir de dire OUI : c’est très clair dans mon esprit, j’avais besoin autrefois de ces « trucs » et ils m’aidaient. Mais aujourd’hui je me rends compte que ces trucs sont essentiel à mon existence.

Il est vital d’accepter les faits tels qu’ils sont. Et ce OUI nous y invite.

à bon entendeur … Namasté


 

 

 

Mot du 3 juillet

En cette veille de weekend, j’exprime le désir que chacun ait une activité professionnelle qu’il ne se sente pas obligé de « fuir » ; se reposer oui, c’est nécessaire puisque c’est notre cycle de vie ; mais échapper au travail ou fuir le travail, sont le signe d’un profond malêtre que je ne souhaite à personne.

Et sur une note plus gaie, je partage avec vous ma découverte d’Eckhart Tollé, « le pouvoir du moment présent« . Sa façon d’écrire, sa progression de pensée à partir de son expérience personnelle, m’ont fait toucher du doigt ma propre conscience d’Être. J’avais déjà vécu cette expérience de sérénité et de plénitude, soit lors d’une illumination ponctuelle (dont la première remonte à mes 11 ans) soit lorsque je médite en pleine conscience et que je m’immerge pleinement dans le moment présent.

Avec Tollé, je peux toucher cette conscience bienveillante et joyeuse au fond de moi, dès que je prend du recul sur mon mental, dès que je me place en position d’observateur, méta. Je peux donc m’exercer à la sagesse, même en dehors des plages de méditation. Est-ce que bientôt je pourrais être en position de méditation permanente ? Je pense que c’est possible, mais je vais devoir « muscler » ma pratique 🙂

Pour finir et en essayant d’être moins cryptique, voici un aperçu de ce que j’ai compris de ma première lecture de Tollé :

Comment dire avec des mots, ce qui se cache précisément derrière le masque des mots ?

Comment ressentir profondément, ce qui se cache précisément derrière le masque des émotions ?

Pas de réponse simple avec des mots, bien sûr, mais demandez-vous d’où vivez-vous l’amour, la créativité, la joie, la plénitude …

Une bonne journée à toutes et à tous !

 

Sagittaire, lumière et guide

signes-zodiac-astrologie-signe-sagittaireAlors que je découvre que j’excelle dans l’apport de clarté, que mon coaching est surtout ancré dans un don pour révéler ce qui est caché, ou indéchiffrable, voici ce que je trouve sur le site d’Ozalée, dans la catégorie des signes astrologiques, Voyage aux coeurs des astres :


 

Extrait de Astrologie karmique, Tome 1 – Nœuds de la Lune et Réincarnation – Martin Schulman

« Que l’aliment soit cherché ». « Je vois le but, je l’atteins et en vois un autre. »

« Sagittaire, Je te demande de faire rire les hommes, car l’incompréhension de Mon Idée les rend amers. A travers les rires, tu dois leur donner l’espoir qui les ramènera vers Moi. Tu toucheras ainsi de nombreuses vies, mais seulement pour un temps, et tu connaîtras chaque fois l’inquiétude. A toi, Sagittaire, Je te fais don de l’Abondance Infinie que tu pourras répandre jusqu’à atteindre chaque coin sombre et y apporter la lumière. »


Troublant, non ?

Intéressant en tout cas …

Pensées du 2 juillet

« Back to the trees! » criait l’oncle Vania dans l’oeuvre truculente de Roy Lewis : il vilipendait les méfaits du progrès effréné, mais en profitait tout de même, en cinglante caricature de nos vies de consommateur.
Pensons ! Pensons à nos actes, à leurs conséquences … Pensons, avant que les records de chaleur se succèdent chaque année !

Changer les autres ou évoluer ?

En colère ?

Vous est-il déjà arrivé de souhaiter l’affection, ou l’amour, de quelqu’un qui semble ne pas s’intéresser à vous ? e1b1c658d399400cb2427078db886608
Vous est-il arrivé de désirer plus d’égards de la part de vos collègues ou de vos clients, ou de votre famille ?
Vous est-il arrivé d’attendre des nouvelles de vos parents, de vos enfants, de vos amis, et de ne pas en avoir assez ?
Vous est-il arrivé de vouloir changer les autres ?

Ces sentiments de malaises peuvent être totalement destructeurs, si vous les laissez agir sur votre réalité. Ces sentiments sont bien réels, mais ils proviennent d’une interprétation de la réalité que vous avez fabriqué sans vous en rendre compte. Et vous avez une influence sur cette interprétation.

Bien sûr, votre réalité est que ce qui se passe n’est pas conforme à vos attentes. Mais quelles sont vos attentes ?

Du désir à l’objectif

Connaissez-vous le pouvoir d’énoncer – même pour soi – nos désirs ? Dans un autre article, je les appelle des objectifs, et ce choix de mot n’est pas anodin. En effet, un désir se distingue d’un objectif par ce qu’il est flou dans plusieurs aspects de son énoncé : « quand, où, avec qui, combien » sont souvent des éléments manquants de nos désirs. Et tant qu’un désir reste un désir, il a peu de chance de se réaliser.

Alors qu’en énonçant, en écrivant, en disant à haute voix, notre désir, il se cristallise, il devient un peu réel, il commence à se réaliser et notre cerveau va chercher automatiquement à répondre aux questions qu’on va lui poser pour le réaliser. Le désir va devenir objectif.

Si vous avez lu mon article sur la bonne formulation d’un objectif, ou bien si vous avez déjà assisté à un séminaire sur le sujet, vous aurez certainement remarqué que l’objectif doit être sous votre contrôle propre. Et justement, il n’est pas sous votre contrôle de changer les autres, ni qu’un autre vous aime, ni que vos clients soient plus polis, ni que vos amis passent plus souvent vous voir, etc.

Vous ne pouvez pas changer les autres !

Acceptez-le, comprenez-le, enregistrez-le. Et passez à autre chose …

Alors quoi ?

Vous ne pouvez pas changer les autres, soit. Mais vous pouvez agir d’une certaine façon qui provoquera éventuellement ce que vous espérez. Que pouvez-vous faire ? Vous pouvez changer vos habitudes, vous pouvez vous exprimer autrement, vous pouvez briser certaines règles usuelles, et enfin avoir un comportement tellement différent qu’autour de vous il y aura des impacts. A vous de mesurer quels impacts, et à vous d’agir en conscience.

Ma proposition est la suivante : commencez à envisager le changement pour vous : entrez en conscience de vos actes, entrez en conscience de vos besoins et des demandes relatives, entrez en campagne pour une clarté intérieure. Voyez l’article sur la volonté de changement et demandez-vous si vous avez cette motivation. (Et si vous ne l’avez pas, considérons que la situation vous convient).

Lorsque vous êtes décidés à évoluer, demandez de l’aide, cherchez plusieurs pistes : ne vous contentez pas de l’évidence, car elle risquerait de vous ramener à votre voie précédente. Soyez aventureux : osez découvrir de nouveaux (ou très anciens) styles thérapeutiques ou de connaissance intérieure : Yoga, thème astral, Reiki, analyse transactionnel, radiesthésie, sophrologie, hypnothérapie, constellations familiales, etc.

La rencontre que vous ferez avec chacun des praticiens sera plus importante que sa pratique, alors restez ouverts au non connu (de vous) …

Et votre chemin commence seulement ! Parfois, il vous faudra apprendre à exprimer des besoins qui vous sont difficiles à dire ; parfois, vous devrez batailler dur pour prendre (ou reprendre) votre place ; et parfois vous serez amenés à faire le deuil de vos attentes ou bien à vous séparer de certaines personnes (toxiques) qui vous entourent – c’est à envisager aussi. Rappelez-vous d’un des principes du bouddhisme – l’impermanence : rien n’est permanent, jamais !

Et je vous souhaite une belle sur la route


 

 

Embrasser le conflit

La proposition de ce titre et de cet article, d' »embrasser le conflit » est volontairement provocatrice, surtout si vous êtes dans un état d’esprit de recherche d’apaisement ou de solutions. Je souhaite aborder avec vous aujourd’hui votre capacité à éviter les conflits et l’art d’embrasser les conflits avec maturité.

Eviter ce qui pourrait provoquer de la douleur, éviter les risques, éviter de regarder les choses en face, éviter même les situations inconfortables, sont des inclinaisons-réflexes naturelles.

Que ce soit une bagarre de rue, un conflit latent au bureau, ou de la jalousie masquée, la plupart des gens évitent soigneusement les conflits. Et les conflits latents sont partout présents. Par exemple, pensez aux conflits de territoire et de trajectoire dans le métro, dans la rue, et sur la route. Comment gérez vous ces conflits potentiels ? Est-ce que vous laissez passer les gens qui vous prennent la place, ou qui vous coupent la route ? Est-ce que vous perdez le contrôle en entrant dans  la fameuse « rage routière » (road rage) ?

Que vous réagissiez extrêmement violemment, ou bien que vous vous écrasiez lamentablement, dans les deux cas, votre réaction est immature. Et elle ne vous amènera pas dans une situation que vous souhaitez : dans les deux cas, vous perdez le contrôle.

Gérer le conflit ?

Demandez vous : quelle est la bonne façon de gérer un conflit ?

Dans une négociation diplomatique entre états, l’objectif est d’éviter le conflit, mais le rapport de force reste présent, sous-jacent à toute décision multilatérale. Et l’accord auquel les états parviennent est le résultat de la gestion de plusieurs conflits. Si certains diplomates autour de la table se placent en position d’infériorité, ils ne remporteront pas un accord acceptable.

Dans une négociation commerciale, l’objectif est de parvenir à un contrat, en essayant de faire gagner les deux parties. Le bénéfice n’est pas systématiquement financier, et une bonne gestion des conflits d’intérêt entre acheteurs et vendeurs va permettre d’atteindre un équilibre acceptable entre un prix-produit et une valeur autre.

Dans un « conflit routier », l’objectif est que la circulation reste fluide, même lorsque certains conducteurs tentent de prendre le dessus. Le résultat peut sembler anarchique (allez rouler en Italie, en Grèce ou en Inde !) mais le rapport de force entre conducteurs doit toujours favoriser le passage en restant sur le plan de l’intimidation, un peu comme le font les diplomates négociants : il n’est pas question de s’affronter réellement.

Demandez vous : comment réagirais-je dans chacune de ces trois situations ?

Et surtout, le résultat de votre gestion du conflit serait-il satisfaisant pour vous, pour votre entourage, pour votre entreprise ou pour votre pays ?

Certains conflits sont internes, « intra-personnels », car ils se déroulent à l’intérieur de votre cerveau. Et d’autres conflits sont inter-personnels (entre deux personnes) ou bien sont des conflits de groupe (plusieurs personnes sont impliquées). Chacune de ces situations conflictuelles appellent une « bonne » réponse qui est un juste équilibre entre l’affirmation de soi et l’acceptation de l’autre.

L’image de soi

Vers les autres

Quelle image de vous-même renvoyez vous aux autres lorsque vous louvoyez pour éviter le conflit ? Et si nous inversions les rôles : que faites vous face à quelqu’un qui parait faible, un peu lâche, et qui évite les conflits ? Que provoquent en vous des regards fuyants ?

Quelques mots me viennent à l’esprit : couard, lâche, carpette, faible, mouton, dégonflé, froussard, peureux, poltron …

Vous éviterez ce type de personne, vous avez besoin de temps pour vous, pour vous consacrer à vos propres conflits. Alors pas besoin de ceux d’un autre !

Ou alors, en bon prédateur, face à une proie évitant le conflit, vous prendrez l’ascendant, et vous obtiendrez ce que vous désirez : un contrat avantageux, une négociation avantageuse, etc.

Vers vous même

Quelle image avez-vous de vous même ?

Personnellement, j’ai longtemps cru que j’étais malin … et d’une certaine façon c’est exact : j’avais l’intelligence du renard, mise au service de l’évitement du conflit.

Mais le conflit n’est pas seulement un écueil : c’est aussi un tremplin !

Il sert aussi parfois à purifier, à vider la rage accumulée. Car nous sommes humains, et nous ne faisons pas toujours ce que nous devrions faire rationnellement … Parfois nous accumulons la rancune patiemment. Puis un beau jour, toute la rancune accumulée sort au grand jour, en coup d’éclat atomique, qui peut tout renverser sur son passage !

Un jour un homme m’a dit que j’avais l’ombre du tueur ! Après le choc initial qui a suivi cette déclaration, j’en suis venu à réfléchir : comment éviter les éclats démesurés ? comment maîtriser le tueur en moi, en nous ? Je ne suis pas psychologue, alors je vais surement déformer un peu l’expression officielle, mais je me souviens qu’une psychologue nous avait parlé de ce stade de l’évolution de l’enfant, lorsqu’il est un tueur, lorsqu’il ne considère pas la vie de l’autre comme ayant une valeur. « Maman, je peux tuer ce petit garçon ? ». Heureusement, nous interdisons ce comportement, ces pensées, et nous évitons le chaos sociétal. Mais la pulsion de mort est bien présente, profondément enfouie et réprimée. Avec maturité, gérons cette ombre ! (j’ai un article à venir sur la gestion de nos propres démons).

Pour gérer cette ombre, il faut la connaitre, la mettre en pleine lumière et lui couper ainsi son pouvoir. Pour ne pas laisser l’ombre rageuse du tueur (ou du vengeur, ou du frustré) prendre le contrôle, je pense qu’il suffit de la priver de son carburant qui est le (petit) conflit (quotidien) non affronté.

Ne vaut-il pas mieux affirmer quotidiennement vos préférences ? Ne vaut-il pas mieux affronter le conflit chaque fois qu’il se présente, et le gérer dans l’instant ?

J’aime croire qu’une bonne explication houleuse, ou une bonne empoignade peut éviter des années de souffrances.

Identifiez vos craintes

Reconnaître que vous craignez le conflit (dans certaines situations) est déjà un pas gigantesque. En effet, très souvent les gens gardent cela dans l’ignorance, afin de ménager leur orgueil.

Et pourtant, il est tout à fait justifié dans -certains cas- de craindre une blessure, de craindre le rejet, ou d’éviter les situations inconfortables.

Il est normal d’avoir peur dans certaines situations. C’est sain.

Je vous propose une première étape d’identification des vos craintes, en matière de conflits. Quels sont les conflits que vous évitez ? Qu’est-ce que vous acceptez sans réagir alors que vous bouillez au fond ? Qu’est-ce qui vous révolte, mais que vous taisez ? Qu’est-ce qui vous enchanterait mais que vous n’osez par entreprendre ? Faites une liste.

Identifiez entre 5 et 10 grandes craintes de conflits que vous ne gérez pas.

Quelques exemples :

Pros :

  1. je ne dis pas à mon boss que je n’aime pas sa façon de faire son boulot
  2. je ne cherche pas un nouvel emploi pour éviter de décevoir
  3. j’accepte le comportement irrespectueux de certains collègues, voire de certains directeurs
  4. je supporte mal le bruit que font les collègues dans le bureau, mais je supporte sans rien dire
  5. je rend service, pour paraître gentil (cf. La pathologie du service)

Persos :

  1. je suis gentil(le) avec les nouvelles rencontres, afin de ne pas les choquer
  2. je ne choisis pas de quoi sera faite la soirée avec mon conjoint
  3. j’accepte la baguette brûlée que me tend la boulangère
  4. j’envisage sérieusement de changer de cuisine en sortant du magasin (alors que je n’étais pas là pour ça)
  5. je justifie ma gentillesse en disant que je me sacrifie pour les autres, mais j’ai surtout peur de m’imposer

A vous : identifiez quelques conflits que vous évitez :

Acceptez ces conflits. Ils font partie de votre réalité. Et ne vous blâmez pas ! Acceptez sans jugement : il est normal d’avoir peur.

Et il est possible d’agir malgré la peur. (faites-vous aider sur ce point si vous n’y arrivez pas seul)

A partir de la liste de vos conflits, de ceux que vous évitez, je vous propose d’en choisir un en particulier : un conflit que vous pouvez affronter immédiatement. Choisissez un conflit qui vous paraît maîtrisable dans votre situation actuelle, et attaquez ! Lancez-vous maintenant !

Vivez cette expérience en conscience, en ressentant la symbolique de ce que vous faites (évitement de l’évitement, contrôle de votre ombre, apprentissage et cadeau caché). Puis tirez-en les conséquences, avec honnêteté envers vous-même.

Mot de la fin

Embrasser le conflit va au-delà de gérer un conflit : l’idée ici est d’accepter l’existence quotidienne de plusieurs niveaux de conflits comme faisant partie intégrante de notre nature : conflits internes, conflits de personnes, conflits de groupes. Les conflits sont douloureux lorsqu’ils se déclenchent, mais ils sont inévitables. Acceptez l’existence du conflit et de la douleur qu’il engendre, c’est la vie !

Voici quelques mots qui pourront vous motiver : brave, courageux, audacieux, viril (pour les hommes), vaillant, héroïque, fort.

Faites ce qu’il faut pour qu’on emploie ces mots en parlant de vous.

Et avec votre voix intérieure, parlez vous ainsi : « je suis brave, je suis courageux, je suis audacieux, je suis vaillant, mes actes sont héroïques, je suis fort ».

Je vous souhaite de bons conflits !


 Pour aller plus loin : 

  • Allez voir ou revoir le film « fight club » – Fondez un fight club !
  • Pratiquez un art martial – pas uniquement de la boxe – entrez dans un sport de combat ayant une spiritualité avancée. Comprenez la sacralité du combat.
  • « Apprivoiser son ombre : Le côté mal aimé de soi » – de Jean Monbourquette ; lien Amazon
  • « Tremblez mais osez ! » – de Susan Jeffers ; lien Amazon

Vérité, honnêteté et transparence

Histoires fausses

Ce que nous entendons, ce que nous disons est souvent une déformation de la réalité. Si ce n’est pas faux, ce n’est pas tout à fait vrai pour autant.

Cependant, lorsque je déforme la réalité, c’est un mensonge. Qu’il soit voulu, ou non.4989

Et si je le fais, c’est pour masquer quelque chose au regard des autres, ou à mon propre regard. Pour rester cohérent, il va m’être nécessaire de continuer à servir le même mensonge aux mêmes personnes, ce qui va nécessiter de ma part un exercice de mémoire constant, sur la durée …

Pour complexifier la situation, si je relate des histoires différentes à des publics différents, alors il faudra maintenir ces différents mensonges à ces différents publics ; il faudra les maintenir dans le temps, faire vivre les mensonges, les faire évoluer. Mon travail de mémoire va devenir gigantesque de complexité !

Les catastrophes potentielles sont multiples : j’oublie le mensonge que je servais habituellement, je m’oublie. Mon public va se poser des questions, ou découvrir un indice que quelque chose n’est pas juste. Autre potentielle catastrophe, plusieurs personnes ayant eu des versions différentes se rencontrent et croisent leurs versions…

Ces éclats potentiels sont le ressort de nombre de vaudevilles, pour le plus grand plaisir des amateurs de comédies que nous sommes.

Mais lorsque cette comédie est notre vie, alors la pente de la tragédie est proche : risques psychologiques, fatigue émotionnelle, burn-out, perte de confiance, etc. sont quelques exemples de ce qui nous attend en déformant trop et trop souvent la réalité.

A la recherche de la vérité

Je voudrais aborder aujourd’hui une attitude délicate, qui ne devrait pas l’être, qui est celle de l’honnêteté ; la position de dire la vérité. (qui est ma vérité telle que je la perçois).

Si vous êtes comme moi, votre éducation & votre enseignement, vous ont conduit à rechercher la vérité, à ne pas mentir, à vouloir toujours obtenir ce qui est vrai. Et si vous ne le faites pas, vous vous sentez coupable de quelque chose. Cette culpabilité est bien ancrée dans votre inconscient, et vous ne la voyez peut-être même plus.

Mais pourquoi mentir si nous risquons le burn-out, et si on nous a inculqué à préférer la vérité ?

Pourquoi ? Parce que nos vies complexes, effrénées, contradictoires nous laissent parfois peu de temps pour choisir les meilleures options à long terme. Pour être tranquille, une maman va embobiner ses enfants, pour être tranquille un patron d’entreprise va déformer les faits auprès de ses employés, pour être lu un journaliste va déformer les traits de son histoire … Ces choix sont des options à court terme, qui répondent à l’immédiateté d’une situation, mais qui vont décrédibiliser (et faire perdre confiance) à long terme.

Et la transparence ?

Le concept de transparence, employé dans un contexte professionnel signifie donner une visibilité à ses collaborateurs sur tout ce qui peut les intéresser. Cette visibilité « transparente » peut amener à partager les informations salariales, les raisons des choix stratégiques, les causes réelles de certaines réorganisations, etc.

Histoire vécue :

Lors d’une de mes missions, j’ai été témoin du conflit entre un manager et son directeur, dans un service support. Le manager, de génération Y, fortement inspiré de l’esprit « milléniums », souhaitait laisser voir aux directions clientes que certains budgets alloués pour certains projets n’étaient pas suffisants compte-tenu des opérations à mener. Son objectif était d’obtenir un quitus sur le droit à l’erreur de ses équipes, droit à l’erreur qui concernait une mauvaise estimation de charge initiale. Bien évidemment, annoncer un déficit budgétaire n’est pas chose aisée, et les remous provoqués peuvent causer quelques désagréments de carrières … C’est pour conserver l’équilibre existant que le directeur préférait faire « comme d’habitude », à savoir prendre du budget d’autres projets et les déverser dans le projet déficitaire, afin de sauver les apparences, et quitte à mettre en péril d’autres opérations moins visibles. Le conflit ne trouva pas de bonne résolution puisque le manager ne fut pas écouté, et fut même contraint de porter le mensonge.

 Ce type de comportement en entreprise est quotidien, permanent, câblé en dur !

Vers la vérité !

Il existe très peu de contextes professionnels dans lesquels il serait possible de dire la vérité en toute transparence. Je connais au moins deux modèles de comportement qui préconisent l’honnêteté comme résolution de la plupart des conflits personnels et interpersonnels : la CNV, et l’élément humain.

Dans ces deux modèles, il est montré comment la recherche de la vérité pour soi, et pour le groupe, de la vérité à dire, de la vérité à entendre, est un gage de succès pour nos relations (professionnelles et personnelles), sans même laisser poindre l’écueil du jugement moral.

Parler vrai, parler avec sa vérité est un moyen de s’alléger l’esprit : je n’ai pas besoin de me souvenir de ce que j’ai dit à qui, puisque je propose ma vérité à tout instant.

Dire la vérité avec honnêteté ne peut se faire que dans un contexte où entendre les vérités est concevable. Trop souvent, les rapports sociaux et les rapports professionnels sont cadrés d’une façon qui ne laisse pas place à la vérité. Pour reprendre l’histoire que je relatais ci-dessus, la direction de cette entreprise n’était pas prête à entendre que les estimations sont fausses, elle n’était pas prête à concéder le droit à l’erreur à ses employés … en tout cas, c’est ce que le directeur pensait.

Et vous ? seriez-vous prêts à dire la vérité ?

Et surtout seriez vous prêt à entendre les vérités des autres ?

Le monde serait bien différent, n’est-ce pas ?


Bibliographie

Quelques titres à creuser sur les différents aspects soulevés dans cet article :

  • « Cessez d’être gentil soyez vrai ! » – Thomas d’Ansembourg  ; lien Amazon
  • « L’élément humain : Comprendre le lien estime de soi, confiance et performance« , – Will Schutz ; lien Amazon
  • « Managez votre tribu » – Dave Logan , John King, Halee Fischer-Wright ; lien Amazon

Lorsque rendre service devient une maladie

Qu’est-ce que servir ?Chevalier-st-Lazare-3

Servir consiste à se mettre au service d’une cause, à la défendre et à la promouvoir du mieux que je puisse faire, puisque j’y crois. Lorsque cette cause est alignée avec soi, elle offre la force de l’action pour la réalisation de grandes choses, et la réussite de ses objectifs, et en fin de compte, de sa vie !

Mais lorsque servir devient un automatisme de fonctionnement social et professionnel, lorsque servir est un atout et une défense, lorsque servir est un credo de vie et finalement, un outil, alors vous risquez la déviance : entrer dans des jeux de pouvoir et de manipulation, pour répondre à des besoins que vous n’admettez pas. Ce comportement est celui d’un homme immature dans le sens de l’archétype du Guerrier Enfant (« cf. King Warrior etc. ») et c’est un comportement très répandu dans notre société moderne. Aussi, je vous invite à vous interroger sur certaines des maximes du service et à considérer si elles résonnent étrangement en vous.

Être parfait pour mieux servir autrui

Lisez et relisez les phrases ci-dessous. Demandez-vous si elles vous parlent, si elles vous correspondent. Et si vous connaissez quelqu’un de proche qui semble s’astreindre à cette philosophie, soyez très prudent : ne lui (pro)jetez pas un diagnostic tout fait. Invitez-le plutôt, par des questions intelligente à se poser certaines de ces questions. Et indiquez-lui que vous avez aimez cet article et qu’il/elle pourrait le lire !

« Je dois toujours faire ce que les gens attendent de moi « 

Je cherche à déterminer ce que mes collègues, mon patron, mon époux/épouse, mes enfants, mes parents, et mes amis attendent de moi. Et je DOIS le faire, c’est mon devoir auquel je ne peux échapper. Je ne dois décevoir personne !

« Je dois prendre soin de tout le monde autour de moi, qu’on me demande de l’aide ou pas »

Je suis attentif à mon entourage, et je suis surtout attentif à l’aide que je pourrais apporter pour résoudre des problèmes. Je suis très à l’écoute des demandes non formulées, de façon à pouvoir les devancer. Je suis totalement et pleinement concentré sur le service que je peux rendre.

« Je ne dis jamais non ! »

Si d’aventure on me demande de l’aide, c’est une aubaine que je ne vais certainement pas refuser.

« Je suis gentil, je suis humble et je ne blesse personne »

Oui, je suis le good guy, je dis oui : j’accepte de rendre service, même lorsque cela va contre mon intérêt. Je tente de concilier tout le monde, et je supporte mal que d’autres soient en conflit. Je tente de les apaiser.

« Toujours heureux et positif, je n’ennuie pas les autres avec mes problèmes et mes besoins »

Je dois toujours être heureux et je ne dois jamais montrer d’émotion négative. Faire plaisir est mon leitmotiv, alors je fais tout pour rendre les autres heureux. Mes misères et mes besoins me sont inconnus, ou au mieux il sont réprimés !

Quelque soit la loi qui me correspond, je reste une personne centrée sur l’autre, et je fais toujours passer l’autre avant moi. On dit de moi que je suis serviable, et je pousse le trait pour l’être parfaitement ! Altruiste à l’extrême je suis très gêné lorsque des intérêts divergents se présentent pour mon entourage. Je ne sais qui aider lorsque aider l’un dessert l’autre. Dans ces cas, si je ne peux choisir, je risque de « craquer » …

Mes récompenses

Je fais tout cela car j’attends en retour des « récompenses », qui sont les fruits bien mérités d’un labeur honnête. Ce que j’attends particulièrement :

Les autres DOIVENT m’aimer et m’apprécier parce que je fais tout ce qui est bon pour eux, et parce que je me donne beaucoup de mal pour les satisfaire …

 

Les autres DOIVENT être aimables et gentils avec moi car je les traite bien, ils ne PEUVENT pas me rejeter …

 

Personne ne DOIT être en colère contre moi, ou me blesser, ou m’abandonner, car je suis gentil avec chacun, et je fais en sorte d’éviter toute situation traumatisante …

Et à votre avis, comment vais-je me sentir, si après tout mes efforts, je n’ai pas ma récompense attendue ?

Si vous vous reconnaissez ?

Vous manipulez les autres pour répondre à vos besoins. Ne vous jugez pas trop durement, c’est ainsi que vous fonctionnez aujourd’hui, et en étant conscient de cela vous pouvez faire quelque chose. Commencez par de la bienveillance envers vous-mêmes, elle vous aidera à mieux développer votre acuité mentale.

Apprenez à être conscients de vos jeux, apprenez à les détecter et ROMPEZ les automatismes ! Une fois que vous prendrez facilement conscience de ces automatismes, vous constaterez que vous avez commencé à les évitez. C’est la bonne voie !

Tout l’enjeu du changement de comportement va porter sur la reconnaissance de vos vrais besoins. Vous devez apprendre à détecter vos besoins, puis ensuite vous apprendrez à les approuver, à les exprimer, et enfin à y répondre. Allez-y par petits pas !

Do something!


Bibliographie

Quelques titres à creuser sur les différents aspects soulevés dans cet article :

  • « Cessez d’être gentil soyez vrai ! » – Thomas d’Ansembourg  ; lien Amazon
  • « The Disease To Please: Curing the People-Pleasing Syndrome » – Harriet B. Braiker ; lien Amazon
  • « Le tueur de dragons au coeur lourd » – Marcia Grad Powers ; lien Amazon
  • « King, Warrior, Magician, Lover: Rediscovering the Archetypes of the Mature Masculine » –  Robert Moore, Douglas Gillette ; lien Amazon
  • « Déjouer les pièges de la manipulation et de la mauvaise foi  » — Pierre Agnese, Jérôme Lefeuvre, Steven Karpman ; lien Amazon

La volonté de changement

Une des clés du changement personnel est la « volonté de changement ». Est-ce que vous voulez changer, vraiment au fond de vous ? Est-ce que vous devez absolument changer les choses qui ne vous conviennent pas ? Ou bien pouvez-vous encore vous accommoder de cet inconfort, vous savez que vous devriez changer mais ce n’est pas urgent ? Vous aimeriez changer, « éventuellement » … vous pourriez le faire, « si » … Mais il y a des « mais », il n’y a pas que vous, vous ne pouvez pas tout laisser tomber, on compte sur vous, … Vous avez déjà entendu ce type de discours ? Vous avez déjà tenu ce type de discours ? Qu’en pensez-vous ?

Pour effectivement et durablement changer profondément votre situation, vous devez vous rendre compte que vous êtes seul(e) maître à bord, et que tout dépend de votre volonté de tourner une nouvelle page de votre histoire.

Remplissons ensemble ce petit questionnaire, puis faites l’exercice pour vous ensuite.


  •  Je souhaite changer : de travail
  • Est-ce que je suis motivé pour ce changement : OUI !
  • Est-ce que je dois le faire maintenant : non pas forcément
  • Est-ce que rien ne s’oppose à ce changement : attention à mon budget

Répondez avec honnêteté à ces questions, vous en êtes le bénéficiaire. Faites le plusieurs fois si nécessaire.

Et si vous ne répondez pas un « oui » franc et massif à chacune de ces questions alors je prends le pari que quoi que vous fassiez pour mettre en place le changement, quels que soient les aides extérieures que vous mettrez en place (amis, famille, thérapeutes, coachs), alors une partie de vous-même s’arrangera pour en saboter l’issue. Et ce sabotage sera une grande réussite !

Toute la problématique des thérapies est là : si, en tant que patient, vous allez en thérapie sans être prêt(e) à faire TOUT CE QUI DOIT être fait pour régler le problème que vous amenez, alors la thérapie échouera. Ou bien tout de suite, ou bien elle durera sur une très longue période sans jamais vraiment se terminer, ou bien encore, par amitié avec le thérapeute, pour lui faire plaisir, vous réglerez votre problème et puis après quelques semaines ou quelques mois, vous retomberez dans la même situation.

  • Est-ce que ça signifie qu’il ne faut pas aller en thérapie ?
  • Est-ce que je vous dis de laisser tomber et d’abandonner l’idée de réussir ? D’abandonner l’idée de régler votre problème ?

Non, non et non. Reformulez votre besoin, reprenez votre plume, une feuille blanche et investissez du temps dans une pièce tranquille pour repenser. Réfléchissez à ce que vous voulez VRAIMENT, réfléchissez à ce qui pourra réellement vous motiver pour vous engager à faire tout ce qui sera en votre pouvoir pour réussir.

Rappelez-vous qu’il n’est rien de pire dans la vie qu’une situation médiane, tiède, dans laquelle ça ne va pas, mais ce n’est pas critique. S’il n’y a pas de diagnostic critique ou vital, vous pouvez vous accommoder de la situation. Chanceux sont ceux qui dépassent la limite du supportable ! Oui, car ils vont tout faire pour s’en sortir, TOUT ! Mais si vous êtes comme 99,5% des gens, dans une situation moyenne, médiocre, pas vraiment motivante, mais pas tellement grave, alors vous êtes cuit(e)s ! Votre volonté de changement ne s’activera pas et vous continuerez cahin-caha, sur votre route, jusqu’à la fin. C’est une prédiction. Faites moi mentir !!

La volonté de changement vient d’une grande motivation. Alors, contrairement à mon article sur l’acceptation de la réalité, je vous invite à rêver. Pas à fantasmer, mais à rêver, et à faire de ces rêves des objectifs (et assurez vous que votre objectif soit « bien formulé« ). Des objectifs atteignables, parce que vous savez que d’autres l’ont fait. Des objectifs dont vous rêvez depuis toujours mais que vous n’avez jamais atteint. Ces objectifs, je vais vous inviter à les rêver plus fort, à y mettre des images, à les écrire dans un roman, à les chanter, à vous les dire devant la caméra : « je veux devenir … », « je veux … et … dans ma vie ».

Avec ces objectifs motivants en poche, alors vous allez trouver quoi changer dans votre vie, et vous allez avoir tout le carburant nécessaire pour faire décoller la fusée !

Programmer son cerveau ?

Imaginez que quelqu’un ait le pouvoir de programmer son cerveau. Imaginez même qu’il ait le pouvoir de programmer votre cerveau, celui de vos parents, celui de vos enfants, celui de votre compagne/compagnon … L’idée serait tout à la fois envoûtante et terrifiante. Envoûtante, car bien sûr la vie pourrait devenir plus douce, plus joyeuse, et franchement passionnante en libérant tous nos freins, nos peurs, nos colères malvenues, nos peines trop intenses. Mais le pire est la face cachée de ce pouvoir : prendre le contrôle de soi, passe encore, mais prendre le contrôle d’autrui, agir sur ses pensées, sur ses émotions, et sur ses actions ? brrr, rien que d’y penser, de l’écrire, j’en ai froid dans le dos !

Il n’empêche, voici le terrain de prédilection de la PNL, et de grands coachs comme Tony Robbins, qui fonde toute sa pratique sur les préceptes de base de la PNL : reprogrammer son propre cerveau, comprendre les mécanismes émotionnels qui président à nos décisions, et agir sur ces émotions en les remplaçant par d’autres que nous choisissons.

A travers la prière ou la méditation, nous pouvons depuis longtemps apaiser nos émotions trop intenses. Mais que diriez-vous d’un système qui peut même vous aider à ouvrir autrement les portes, à répondre autrement au téléphone, à aborder autrement les inconnus dans les lieux où vous n’êtes pas à votre aise, à mieux parler en public, à savoir demander une augmentation, etc. ? Laissez courir votre imagination, tout ce qui est humainement possible vous est possible à vous aussi, et c’est le fond de commerce de toute l’industrie du Life Coaching.

HexbrainLa PNL, ou Programmation Neuro Linguistique, est précisément le rêve de cet art-science là. Programmer son cerveau, « Se programmer », comme on programme un ordinateur, en utilisant le langage machine de notre cerveau : nos 5 sens d’une part (dont le langage qui est un dérivé structuré de l’audition) qui fondent la structure même de nos pensées, et les états émotionnels d’autre part qui président à toutes nos prises de décision, à notre persévérance, à notre motivation, à notre énergie.

Pour la PNL, nos émotions sont la source de notre puissance, elles nous engluent dans une incapacité totale de mouvement, ou bien elles nous transportent au-delà des plus hautes montagnes !

Pour accéder à ces émotions, nous avons un langage spécifique, qui est le langage de notre représentation du monde : le « vakog » (pour lire à ce sujet : vakog), composé de :

  • les images vues ou imaginées, les scènes de notre vie, mémorisées, transformées avec le temps, les images marquantes, tout ce qui est « visuel »,
  • les sons entendus ou imaginés, les mots, les phrases qui structurent notre pensée, les livres lus, les maximes, les mots qui ont jalonné notre vie,
  • les sensations physiques, les douleurs, les plaisirs physiques, l’intime, les caresses,
  • et les lettres plus rarement utilisées de cet alphabet : les odeurs, et les goûts, qui peuvent être sur-développés chez certains d’entre nous.

Et pour reprogrammer, étape par étape, la PNL nous propose un outil de base appelé « ancrage ». Il consiste à associer artificiellement une sensation à une émotion, comme dans le cas de la madeleine de Proust, ou comme dans le cas de l’expérience des chiens de Pavlov. Muni de cet outil presque magique, nous avons la capacité de rejouer certaines situations clés de notre vie, et de les reprogrammer avec une nouvelle émotion, qui manquait, et qui est apportée par l’ancre.

Dit comme cela, l’outil fait un peu baguette de magicien, un peu apprenti sorcier. C’est exact mais ça marche, et c’est précisément cela qui en est le principal risque. La PNL peut être utilisée pour manipuler, pour vendre une cuisine ou une secte, elle peut être utilisée pour séduire, pour soumettre. (« … et dans les ténèbres les lier !« ) Alors pour éviter ces écarts, les praticiens ont une éthique, qu’ils s’engagent à suivre. Mais tous les praticiens le font-ils ? Les nouvelles méthodes de marketing, comme les nouvelles méthodes de remotivation ne sont-elles pas aux limites de cette déontologie de la manipulation ? Car lorsque vous ne vous sentez pas adapté à votre poste, si c’est vous qu’on va adapter au poste, en vous rendant plus « flexible », est-ce que vous n’êtes pas déjà passé dans un monde d’ultime auto-soumission ? Plus sur cela dans un prochain article …

Je reviendrais également sur le parallèle entre programmation informatique et PNL, car je trouve ces idées très éclairantes ; stay tuned !