Wow et les équipes performantes

Hier soir mon fils me racontait la vie des jeux en ligne, et en particulier de World of Warcraft. Il me parlait notamment des meilleurs groupes, les meilleurs du monde, ceux qui jouent en raid de 20 joueurs, et qui se classent tout en haut du classement.

Et j’ai redécouvert combien les modèles d’équipes performantes sont justes et pertinents, et combien ces modèles s’instancient naturellement et merveilleusement dans de nouveaux contextes. Pourquoi ? Comment ? De quoi je parle ? C’est la suite de cet article !

Les équipes performantes et WoW

Introduction à la mécanique d’équipe de WoW

Dans World of Warcraft – Wow en abrégé – il y a plusieurs types de personnages, qui n’ont pas les mêmes compétences. Chaque type de personnage, du fait de ses compétences a un rôle très important lors du jeu. Sur lui repose une partie du succès ou de l’échec de chaque partie.

Dans Wow il est possible de mesurer sa progression, individuellement, et en groupe. Certains groupes sont meilleurs que d’autres, il y a toute une échelle permettant de les comparer.

Nous n’avons pas cela dans nos entreprises, car il n’y a pas de mètre-étalon objectif et unique pour la performance des équipes. Indirectement le succès de l’entreprise, sa rentabilité vient sanctionner la performance des équipes, mais ce résultat n’est-il pas noyé dans un faisceau d’autres paramètres ?

 

Imaginons que vous vous intéressiez quelques temps à ce jeu, à cet univers de jeu, vous pourriez découvrir à la fois la possibilité de prendre un rôle, avec des compétences spécifiques, et vous feriez progresser ce personnage, petit à petit, sur l’échelle de ses compétences, et également sur l’échelle de votre maîtrise de ses compétences. Oui, il y a bien deux niveaux de compétences : à personnages équivalents, deux joueurs n’auront pas les mêmes résultats. Et c’est d’ailleurs sur ce principe que repose tout l’intérêt de jeux comme LoL, mais je m’éloigne de mon sujet …

Ensuite, imaginons que vous souhaitiez découvrir toute la panoplie de ce que WoW peut offrir aux joueurs. Alors vous iriez aussi faire des “instances”, des “raids”, et vous rejoindriez peut-être une “guilde”. Tous ces termes entre guillemets, qui sont du vocabulaire du jeu, représentent simplement la possibilité de jouer en groupe, de rejoindre un ensemble de joueurs que vous retrouverez facilement, et avec lesquels vous pourrez plus facilement jouer en groupe.

Un “raid” est le niveau le plus avancé du jeu : il s’agit d’une petite aventure bien délimitée, assez difficile. Un raid se joue forcément en groupe de 10 à 20 personnes (les raids allaient même jusqu’à 40 personnes aux début de WoW, il y a 12 ans). Pour réussir un raid il faut appliquer des stratégies pour chaque boss (oui, oui, il y a aussi des “boss”, qui sont des ennemis super balaises avec lesquels on évite de plaisanter).

Les raids eux-mêmes ont plusieurs niveaux de difficulté, ce qui créent une sorte d’échelle naturelle des groupes et des guildes qui ont montré pouvoir défaire le raid jusqu’à tel niveau.

Les non-équipes

En essayant les raids, si vous êtes débutant, vous risquez d’être vite déroutés, voire démoralisés. Si vous n’avez pas encore de guilde, si vous n’êtes pas encore au complet dans un groupe prêt à partir à l’aventure, vous serez associés à quelques personnes aléatoirement, personnes qui n’ont généralement pas les mêmes ambitions que vous : il y a les joueurs qui ont 10 minutes, ceux qui se déconnecteront sans que vous sachiez pourquoi, ceux qui n’ont prévu que de faire la première étape, ceux qui ne connaissent pas la stratégie, et ceux qui ne connaissent pas les compétences et les responsabilités de leur propre personnage. Il est probable d’ailleurs qu’après quelques essais de ce type vous abandonniez les “raids”, car l’esprit du jeu aléatoire est assez difficile à supporter.

Les équipes efficaces

Mais imaginons maintenant que vous soyiez introduits, dans un cercle fermé de joueurs expérimentés, motivés, ambitieux, et mobilisés. Vous allez vivre alors une autre expérience : chaque joueur connait bien son rôle, il apprend les stratégies, il est présent pour un temps déterminé à l’avance, et tout le monde est au rdv à l’heure dite. Un leader (ou deux) sont là pour animer la sortie “raid”, et il y a des chances pour que cette organisation vous amène jusqu’au succès. Bien entendu les premiers groupes auxquels vous participerez auront une organisation très militaire : il faut suivre le plan, s’y tenir à la lettre, et il faut bien écouter le chef, et faire tout ce qu’il dit. Chacun est responsable d’un ensemble précis d’action, tout est sous la responsabilité du chef.

Ce type d’organisation est efficace. Suffisamment efficace pour réussir à passer les premières étapes des raids.

Les meilleures équipes du monde

Et maintenant revenons-en à ma discussion intéressante d’hier soir avec mon fils : mon fils me racontait comment fonctionnaient les meilleurs groupes du monde. Car vous pouvez savoir comment ils fonctionnent en suivant leurs chaines de streaming. Dans les meilleurs groupes du monde vous trouvez des joueurs brillants, qui connaissent sur le bout des doigts toutes les stratégies, qui savent utiliser très rapidement et très efficacement toutes les compétences de leur personnage, et qui connaissent les compétences des autres membres de leur équipe. Le leader est actif, rapide, performant, et il est capable de dire à chacun quoi faire en permanence. Le leader connait les compétences de tout le monde sur le bout de doigts, et il suit de très près tout ce qui se passe. L’équipe est performante, les membres sont tous hyper compétents, le chef est le meilleur d’entre eux, il connait toutes les compétences.

Et l’équipe championne

Maintenant allons voir en haut de la pyramide, là où l’air se raréfie encore, la où isolés, les leaders culminent. Vous trouvez à ces hauteurs une guilde, appelée Method, et vous pouvez également suivre leur streaming. Lorsqu’ils ont commencé à publier leurs vidéos, tous les autres joueurs étaient assez étonnés : ne vont-ils pas diffuser des informations capitales concernant leurs stratégies, leurs méthodes, le secret de leur succès ?

Dans ce groupe, vous pouvez observer les joueurs actifs, rapides, compétents. Chacun connaissant manifestement ses compétences sur le bout des doigts, comme pour les autres meilleurs groupes du monde. Vous pourriez avoir l’impression qu’il n’y a pas de différence dans le jeu, dans les compétences, ni dans la rapidité des actions des joueurs. Et c’est vrai au premier abord. Mais ensuite l’évidence va brusquement vous bousculer  : le silence assourdissant du leader.

Non le leader n’a rien à dire, ou presque rien. Chacun pourrait lui même être un leader, chacun connait parfaitement le jeu, les stratégies, les compétences de tous les autres, il n’est plus nécessaire de faire s’exprimer un leader actif contrôlant tous les mouvements des autres.

La meilleure équipe du monde joue sans lead actif. Le sens est connu, la stratégie est connue, les compétences sont connues. Même les stratégies de secours sont connues. Le lead n’intervient qu’en cas d’événement nouveau imprévu. Sinon chacun est hyper efficace avec les autres, sans besoin d’un lead. Voilà le secret pas-si-bien gardé de la performance ultime : l’alignement personnel sur l’objectif du groupe. Chacun ne joue plus pour lui mais pour le groupe, et chacun est en inter-relation permanente avec tous les autres. Quelle leçon !

J’ai adoré que mon fils me décrive ces comportements en groupe, car j’y ai retrouvé à la fois mes expériences professionnelles et les modèles théoriques de compétence des équipes.

La performance professionnelle

Est-ce que comme moi vous participez à des projets, à des organisations, ou accompagnez les projets et les organisations ? Ne trouvez-vous pas que nous retrouvons dans les mécaniques de cet univers ludique les mécaniques et modèles des équipes performantes ?

Voyons les différents types d’équipes que j’ai décrit : vous avez d’abord les équipes non performantes, constituées rapidement, non stabilisées. Ses membres vont et viennent et nombre d’entre eux ont un objectif différent de celui de l’équipe, de l’entreprise ou du groupe. Il y a des mercenaires, il y a des problèmes de communication, des problèmes de motivation et d’engagement, et quoi qu’il se passe, des problèmes surgissent sans cesse.

Vous avez ensuite les équipes performantes centrées sur un chef expert hyper-actif qui peut débloquer toutes les situations et qui comprend ce que fait chaque membre de son équipe. C’est le manager expert, très communiquant et qui pourrait prendre la place de chaque membre de son équipe. D’ailleurs il ne manquera pas de le faire pour faire avancer les sujets. Le leader tire l’objectif, il l’incarne, et il peut résoudre toutes les problématiques à partir de sa position de leader.

Et au-delà de l’équipe centrée sur son chef hyper compétent, vous avez l’équipe autonome, dans laquelle chaque membre incarne l’objectif commun et les moyens de l’atteindre. Tous sont engagés et orientés vers cet objectif commun, et le leader peut s’effacer ou agir ailleurs. Si un problème survient, les membre, entre eux, vont le résoudre.

Conclusion

Cet article n’était pas pour moi le lieu de décrire les modèles de performances des équipes, mais plutôt d’illustrer par cette étude de cas, comment ces modèles s’instancient aussi dans les domaines ludiques. Les mécaniques qui naturellement classent les équipes du jeu WoW sont les mêmes que les mécaniques qui rendent nos équipes plus ou moins performantes.

N’est-ce pas un beau sujet de réflexion pour nos accompagnements en coaching agile, coaching d’équipe, et coaching d’organisation ?

Chaque jour est nouveau

Sisyphe, vraiment ?

Avez-vous l’impression que chaque jour se ressemble ? Que chaque jour vous faites les mêmes choses, se réveiller de la même façon, se préparer, aider les enfants, aller travailler, faire les courses, manger, le ménage, le rangement ? Avez-vous cette impression d’être dans un cauchemar de Sisyphe, répétant sans cesse les mêmes gestes, les mêmes actes toujours et encore ?

Vous avez cette impression parfois que tout se répète et que finalement les choses, votre vie, votre carrière, vos projets n’avancent pas vraiment ?

Pensez-vous que la Seine coule toujours de la même façon ? Ou que les nuages soient toujours les mêmes ?

En fait, vous vous êtes piégé vous-mêmes, vous vous leurrez ! Et qui vous leurre ? Votre mental ; ce cerveau si utile pour analyser, synthétiser, créer, imaginer, mémoriser, ce cerveau si magique vous leurre. Comment ? En caricaturant, en simplifiant, en généralisant à outrance ! C’est-à-dire ? Que veux dire ce charabia ? Justement, c’est le sujet de cet article !

Chaque instant

Chaque instant est lui-même différent des précédents.

Chaque respiration que vous prenez est différente des précédentes. Chaque nouveau battement de votre cœur se fait dans des conditions légèrement – subtilement – différentes des battements précédents.

Chaque intonation de chaque mot que vous énoncez est différente des précédentes intonations. Essayez, enregistrez-vous ; et constatez !

Chaque note que vous chantez est légèrement différente des autres, chaque balle ou ballon que vous lancez a une nouvelle trajectoire, chaque course que vous faites se déroule autrement, …

A chaque instant le monde qui vous entoure, réagit d’une nouvelle façon, parfois subtilement parfois grossièrement, mais tout, absolument tout autour de vous change d’instant en instant, en ne revenant jamais exactement au même état. Jamais.

Et à chaque instant les nuages dans le ciel ont une nouvelle configuration unique, à chaque instant la Seine est dans un nouvel état : il suffit de regarder de près, de suffisamment près.

Chaque jour

Chaque jour est différent des précédents et des suivants. Totalement différent ! tout dans chaque journée est différent des précédentes. Le matin vous vous éveillez avec d’autres pensées, un autre état d’esprit, d’autres émotions. Même subtilement, votre état d’esprit est différent. Vos rêves étaient légèrement différents, la chimie et l’état de votre cerveau sont légèrement différents en ce nouveau matin. Et il en est ainsi pour tous les êtres vivants sur terre.

Les événements de votre journée pourraient vous paraître les mêmes si vous les décriviez de façon générale, si vous les caricaturiez à 10 000 pieds d’altitude. Mais en regardant de plus près, en étudiant le détail de chaque événement, en étudiant vos comportements à la loupe, vous pourrez constater que tout, absolument tout est différent. Ne venez pas me dire que chaque jour se ressemble.

Non !!!

La seule chose que se répète dans notre univers, et c’est bien la seule, ce sont les schémas de pensée, les phrases toutes prêtes ressassées sans cesse. Elles se répètent encore et encore, et vous finissez par y croire.

  • « C’est toujours la même chose »
  • « Tous les jours se ressemblent »
  • « Métro – boulot – dodo » (ou toute autre variation)

Abolissez ces schémas de pensée. Sortez de ce piège mental mortel.

Chaque jour est nouveau.

Chaque jour est un jour nouveau, qui jamais n’a été, et jamais plus ne sera.

Chaque endroit où vous allez est légèrement différent chaque jour. Tout change, tout s’use, tout se déplace. Que ce soit au niveau subatomique ou au niveau de notre monde sensible, tout, tout le temps est en mouvement.

Chaque être vivant

Chaque personne que vous allez croiser, que vous la connaissiez ou pas, chaque personne est dans un nouvel état d’esprit, chaque personne est un océan inconnu, dont peut-être vous avez abordé quelques îles.

Vous croyez connaître certaines personnes ? vos amis ? votre famille ? Attention ! C’est le même fonctionnement mental à l’oeuvre : généralisations, caricatures, abstractions … tout ceci vous menant à des opinions que vous ne confrontez plus à la réalité et qui vous leurrent.

N’allez pas croire que si hier les choses se sont passées d’une certaine façon, aujourd’hui il en sera de même. Non : vous n’en savez rien. Seul votre mental vous trompe. Chaque jour le train peut avoir un retard différent, chaque jour vous croisez un nouveau regard bienveillant, chaque jour vous pouvez avoir un nouvel impact sur la société, sur votre travail, sur votre famille. Et chaque jour vous pouvez avoir un nouvel impact, chaque jour différent.

Je ne connais qu’une seule façon d’aborder chaque nouveau jour, chaque nouvelle interaction, chaque nouvel instant, sans me laisser berner par mon mental. Et cette façon est de considérer l’unicité absolue de l’instant, l’unicité de cette interaction, l’unicité de cette journée.

Nous étions le 23 février 2018, il était 16h02, et c’était la dernière fois. J’en suis heureux car j’ai savouré cet instant, je ne l’ai pas rangé dans les innombrables instants perdus, classés et oubliés. J’ai eu conscience de cet instant.

Soyez conscients de vos instants,

soyez conscients de chacune de vos journées,

soyez conscients de votre communication

Restez en vie, restez conscient !

Compliments en libre service

Il y a un peu plus d’un an, j’avais lancé une expérimentation chez mon employeur : j’imprimais des compliments sur une feuille A4, que je prédécoupais comme nous pouvons le voir pour des petites annonces chez les commerçants locaux. Puis je collais cette feuille avec les compliments détachables dans un lieu de passage : une salle café.

Tout ceci était anonyme et personne ne savait – du moins au début – d’où venait cette initiative. Cela m’a permis de sonder le terrain, c’est-à-dire d’écouter ce qu’on en disait.

Ces compliments écrits et détachables ont d’abord intrigué mes collègues, qui ne savaient pas bien quoi en penser. Puis ils les ont utilisé. D’abord pour le donner à quelqu’un de son équipe. Et ça a pris un peu d’ampleur : les petits compliments détachables partaient et j’imprimais de nouvelles version toutes les semaines.

J’ai ensuite étendu l’expérimentation, passant d’une salle de pause à toutes les salles, à tous les étages. J’ai été vraiment bluffé par la façon dont cette petite action, cette démarche simple, a provoqué une adhésion générale. C’est vraiment encourageant de constater combien il est facile de provoquer des discussions, des sourires et des prises de conscience par l’usage de ces petites choses toute simples.

Aujourd’hui je vous propose de tenter l’expérience vous aussi. Je vous propose la copie des compliments en libre service que j’avais utilisé l’an dernier, et je vous propose de passer à l’action. Imprimez les, prédécoupez les, et affichez les dans un lieu de passage et de pause. Voyez si ça mord, voyez si ils sont utilisés ! Et écoutez si les gens en parlent.

Voici le google doc : Compliments en libre service

 

Qu’est-ce que l’ “atout bonheur” ?

Commençons pas la psychologie positive : vous connaissez ?

Récemment j’ai rencontré le travail et les ouvrages de Shawn Achor et de Tal-Ben Shahar, et qu’y ai-je trouvé ? Des pointeurs vers des études scientifiques, des observations de phénomènes de cause-effet, et des confirmations du bien fondé de certains présupposés de la PNL ou des thérapies brèves. Dans le domaine de la psychologie, une étude scientifique est une étude statistique bien encadrée et dont les conditions sont clairement énoncées. Ces études montrent donc des réalités empiriques.

Cet article, basé sur un atelier que j’ai animé à plusieurs reprises, apporte justement une petite synthèse de ce que j’ai trouvé en psychologie positive, et des outils concrets que cette science nous apporte.

La fausse formule du bonheur

Commençons par une idée reçue, rarement explicite (et donc souvent implicitement induite dans nos actions) :

Si je travaille mieux, alors je réussirai
Et lorsque j’aurais réussi, alors je serai heureux

Travailler mieux, qu’est-ce que cela signifie ? Mieux à l’école, mieux à l’université, mieux lors des mes stages et dans mon emploi. Si je fais mieux, alors j’atteindrais mon objectif final, le bonheur. J’intégrerais une meilleure école, j’aurais un meilleur dossier, de meilleurs diplômes, et ma carrière progressera. Avec mon abnégation, mon travail, mon engagement, tout ceci m’est promis. A moi d’accepter de me donner à fond, pendant de nombreuses années, et ainsi je pourrais atteindre ce « bonheur » d’y être arrivé, d’avoir accompli ma vie.

Horizon bonheur

Minute, minute. Est-ce ainsi que cela fonctionne réellement ? Plusieurs équipes scientifiques se sont penchées sur cette question et ont évoqué plutôt un phénomène d' »horizon bonheur« , c’est à dire un lieu que je n’atteins jamais puisque je ne cesse de le repousser à plus tard : si j’ai de bonnes notes alors je vais dans une meilleure école, dans laquelle, si j’ai de bons résultats alors je peux prétendre à un meilleur premier emploi et salaire, suite à quoi je pourrais envisager une belle carrière, basée sur de beaux diplômes et de belles expériences. Enfin, lorsque tout cela sera réuni, alors je serai heureux. C’est le but !

Et le cerveau se câble ainsi : le bonheur est inatteignable, c’est un horizon. Et si jamais par le plus grand des hasards, tu as la chance d’être heureux maintenant, pas d’inquiétude pour ton cerveau, il sait, au fond, que ça ne durera pas ! Et ta croyance que le bonheur n’est pas pour tout de suite, va autoriser ton cerveau (inconsciemment) à créer toutes les conditions pour que ce bonheur temporaire soit vite effacé.

Cette notion d’horizon bonheur, la croyance qui la soutient, sont-elles inéluctables ? Que pouvons-nous faire ?

Je vous propose, une voie, pour renverser cette croyance issue de notre inconscient collectif. Il y a d’autres voies, n’hésitez pas à les partager. Comment rapprocher l’horizon de l’ici et maintenant ? Revenons à la réalité et écoutons ce que les scientifiques ont dit :

La réalité (scientifique)

Quelques exemples de travaux scientifiques

  • Le Pr. Barbara Fredrickson, de l’université Chapel Hill en Caroline du Nord, a montré que les émotions positives élargissent les possibles, et à long terme favorisent le savoir et les relations sociales (2009).
    • Elle a également montré que les activités quotidiennes qui provoquent les émotions positives sont à rechercher.
    • Par exemple : Méditer / Penser à un plaisir à venir (prévoir de voir son film préféré, préparer ses vacances, programmer une soirée avec des amis) / Accomplir un acte de bonté (consciemment) / Insuffler de la positivité dans notre environnement / Faire de l’exercice / Dépenser de l’argent (mais pas pour des objets) / Utilisez vos forces personnelles.
  • Le Pr. Martin E. P. Seligman, de l’université de Pennsylvanie, a développé un modèle des trois piliers du bonheur (les conditions pour être heureux), que sont le Plaisir, l’Engagement, et le Sens (2011).
    • Il a également montré que des récits joyeux quotidiens allongent la longévité de 10 ans,
    • que les salariés malheureux prennent 1,25 jour de congé de plus par mois.
  • Le Pr David Snowdon de l’université du Minnesota, a montré que la richesse du vocabulaire à l’age de 22 ans influe sur la longévité et sur le risque de (ne pas) développer les maladies neurodégénératives.
  • Le Pr. Sonja Lyubomirsky, de l’université de Californie, a montré que accomplir 5 actes de bonté par jour augmente la sensation d’être plus heureux (2008).

Cette courte bibliographie n’est qu’un extrait du travail très riche de la recherche en psychologie (positive) et de ses résultats. Chaque résultat me semble plus pertinent l’un que l’autre, et tous me semblent tellement évident que je ne comprends pas comment la croyance collective dans le mythe de l’horizon bonheur peut encore tenir. Et pourtant ce mythe est bien présent, toujours.

Mon cerveau en  [mode positif]

Se mettre en mode positif semble donc bien être une fin en soi. Se mettre en mode positif ici et maintenant, pas demain, pas dans un an, pas « un jour ». Et lorsque mon cerveau, ici et maintenant, est en mode positif :

  • Je peux travailler nettement mieux, mes résultats sont plus rapides et de meilleur qualité,
  • Je suis plus intelligent,
  • Je suis plus énergique,
  • Je suis plus créatif

Quelques idées contre-intuitives

Ces phrases ne sont pas directement de moi, mais elles ont eu un impact sur ma pensée, et sur ma façon d’appréhender l’univers. Ces phrases peuvent être méditées, débattues, discutées, elles le méritent.

Sur la réalité :

Ce n’est pas la réalité qui nous forge, mais au contraire, l’état d’esprit avec lequel nous observons le monde forge la réalité que nous percevons

Sur notre niveau de bonheur :

Notre niveau de bonheur ne dépend pas de notre situation matérielle, mais le bonheur dépend de la façon dont notre esprit analyse le monde

Et sur la réussite professionnelle :

La réussite professionnelle dépend seulement pour une petite part d’un QI élevé, et pour une large majorité du niveau d’optimisme, du soutien social et de la capacité à voir le bon côté du stress.

Recâbler son cerveau

Vaste sujet sur lequel beaucoup d’encore coule encore, et coulera, j’en gage. Mon modeste apport, recueilli et composé de mes expériences, viendra peut-être enrichir votre pratique et vous ouvrir quelques nouvelles pistes. Tout d’abord, admettons qu’il est possible de recâbler notre cerveau pour qu’il devienne plus positif.

Quelques moyens à considérer, à expérimenter, et en appliquant la règle des 21 jours ; cette règle empirique indique simplement que pour ancrer une nouvelle habitude, il faut s’y astreindre 21 jours.

Les 3 kifs

Notez 3 choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant, chaque jour pendant 21 jours, 3 nouvelles choses chaque jour, alors le cerveau prend l’habitude de rechercher le positif autour de lui. Il est important de s’astreindre à détecter des choses différentes chaque jour.

Et, si la pièce se joue encore, allez vous faire un shoot de kifs avec Florence Servan-Schreiber et Isabelle Pailleau : 

Le journal

Notez dans votre journal une expérience positive vécue dans la journée, alors votre cerveau revit cette expérience. Vous pouvez écrire aussi le lendemain matin, le résultat sera également le même. Le journal n’est pas là pour relater toutes vos expériences, mais seulement une expérience positive de la journée. L’objectif est vraiment de se replonger dans l’expérience, de la revivre et de s’en imprégner. Une nouvelle ancre (positive) est ainsi créée chaque jour.

La méditation

J’en ai déjà parlé dans mes articles, (cf. Pratiquer la méditation) et je confirme que c’est l’un des moyens de recâbler notre cerveau. Lisez sur le sujet, essayez, pratiquez !

La méditation permet de contrer l’hyperactivité et le multi-tasking que notre monde professionnel impose en permanence à notre cerveau.

La gratitude

Pratiquer la gratitude quotidiennement, est un moyen de maintenir notre cerveau dans son mode positif. Pour se « forcer » à ne pas oublier, et à pratiquer quotidiennement, vous pouvez par exemple vous lancer dans un nouveau rituel matinal : écrivez un mail de remerciement chaque matin en arrivant au bureau, chaque matin à une personne différente des précédentes.

Quelques autres idées dans l’affiche suivante

Alors, êtes-vous heureux(se), ici et maintenant ? Quel moyen allez-vous vous donner ?

Pratiquer la méditation

monk-555391_640Plus jeune, je pensais la méditation réservée à de lointains moines bouddhistes, qu’ils soient indiens ou japonais. En même temps, je percevais dans notre société un intérêt pour la spiritualité d’extrême orient : que ce soit en complément ou en remplacement de nos religions traditionnelles, mais je pensais que c’était surtout pour quelques « illuminés » en quête de spiritualité, quelques « secteux » tout à fait disjonctés.

J’avais des croyances limitées et limitantes bien établies, et dont l’étude dépasse le cadre de ce modeste article.

Et j’en étais resté à ces croyances limitantes, sans les remettre en cause, pendant plus de vingt ans ! Pauvre moi, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, et depuis bientôt un an, j’ai intégré une pratique quotidienne de la méditation, tout d’abord sous la forme de la méditation de pleine conscience (mindfulness), une pratique que je pensais détachée de tout contexte spirituel. Mais je me suis vite rendu compte que pratiquer la méditation entrainait une réflexion sur notre identité : pourquoi ? Parce que lorsque vous méditez, vous « observez » vos pensées, vos émotions, et vous apprenez à être avant même de penser ou de ressentir ; être simplement présent, dans l’instant.

En méditant, je renverse la pensée de Descartes :

Sum ergo cogito

Et en méditant, nous comprenons que nous sommes (un homme, une femme) un être, à qui il est donné d’avoir : un corps, des émotions, des pensées et une capacité de raisonnement, un nom, un lieu et un contexte de vie, etc. Mais avant toutes ces « choses » qui nous sont données en tant qu’être vivant, nous existons, tout simplement.

Je suis vivant. Je respire, j’entends, je ressens.

Et il me semble aujourd’hui impossible de pratiquer la méditation sans ressentir que dans ma présence à moi-même, il y a une présence immuable et métaphysique : je suis aussi un être plongé dans un monde infiniment complexe, vaste, connecté, et vibrant. Un univers que je ne fais qu’entre-apercevoir au travers des voiles de mes sens.

Mais revenons-en à la pratique quotidienne de la méditation : dans notre monde de 2015, il est assez facilement accessible de s’initier à la méditation. Personnellement, j’ai la chance d’avoir un moment tranquille tous les matins dans le train : 40 minutes de sérénité et pendant lesquelles je n’ai qu’à m’occuper de moi. Alors je remplis ces précieux moments avec un exercice de cohérence cardiaque, une méditation, puis un livre, variable. Mais si vous n’avez pas la chance d’avoir ces moments dédiés, vous pouvez vous les créer : vous pouvez le faire le soir avant de dormir, ou bien le matin après le réveil pour démarrer merveilleusement chaque journée. Allez voir par exemple cet inspirant article de Laura Mabille : Pourquoi je me lève à 5h30 tous les matins (et ce que vous gagnerez à en faire autant).

Et enfin, voici quelques applications pour apprendre à méditer, tout en étant bien guidé :


 10154036_10151995111709080_448268166_nHeadspace : http://www.headspace.com/

L’application la plus claire et complète, la plus amusante. Mais au-delà des 30 jours d’essai, vous devrez payer le service. Tout en anglais malheureusement, mais facile à écouter. Je l’ai essayée cet été, et j’ai vraiment beaucoup aimé !


10857985_868838303167321_6098499210039316235_nCalm : http://www.calm.com/

Une belle application, claire, à l’interface très simple. Les sessions de la première semaine restent sur le smartphone, ce qui permet de continuer à utiliser ces exercices beaucoup plus longtemps. Payant en dehors de cette première semaine ; tout en anglais facile. C’est l’application que j’utilise quotidiennement en ce moment, car elle propose aussi des fonds d’écrans animés incluant une ambiance sonore, et c’est génial pour continuer à méditer sans guide.


11013352_407076449477055_6731109173987219803_nZenfie : http://www.zenfie.com/

Un site et une application (iPhone et Android) US, mais avec une belle version française. D’après l’éditeur, il est possible de pré-télécharger les exercices, si vous l’utilisez dans les transports en commun ; enfin, j’ai essayé de le faire mais ça n’a pas fonctionné. A utiliser chez soi sinon 🙂


1513774_721147781295933_3803444592793095934_nPetit Bambou : http://www.petitbambou.com/

Un site et une application francophone, c’est notable et louable déjà (même si leur siège est au Lux :). Très complet, très beau et avec des animations vraiment sympa. Les services sont payants au dela de l’initiation, mais pour débuter c’est déjà très très bien. Pas de fonctionnement offline malheureusement (pour le moment).


Je suis en Joie de partager cet article avec vous, merci de m’avoir lu !

Changer les autres ou évoluer ?

En colère ?

Vous est-il déjà arrivé de souhaiter l’affection, ou l’amour, de quelqu’un qui semble ne pas s’intéresser à vous ? e1b1c658d399400cb2427078db886608
Vous est-il arrivé de désirer plus d’égards de la part de vos collègues ou de vos clients, ou de votre famille ?
Vous est-il arrivé d’attendre des nouvelles de vos parents, de vos enfants, de vos amis, et de ne pas en avoir assez ?
Vous est-il arrivé de vouloir changer les autres ?

Ces sentiments de malaises peuvent être totalement destructeurs, si vous les laissez agir sur votre réalité. Ces sentiments sont bien réels, mais ils proviennent d’une interprétation de la réalité que vous avez fabriqué sans vous en rendre compte. Et vous avez une influence sur cette interprétation.

Bien sûr, votre réalité est que ce qui se passe n’est pas conforme à vos attentes. Mais quelles sont vos attentes ?

Du désir à l’objectif

Connaissez-vous le pouvoir d’énoncer – même pour soi – nos désirs ? Dans un autre article, je les appelle des objectifs, et ce choix de mot n’est pas anodin. En effet, un désir se distingue d’un objectif par ce qu’il est flou dans plusieurs aspects de son énoncé : « quand, où, avec qui, combien » sont souvent des éléments manquants de nos désirs. Et tant qu’un désir reste un désir, il a peu de chance de se réaliser.

Alors qu’en énonçant, en écrivant, en disant à haute voix, notre désir, il se cristallise, il devient un peu réel, il commence à se réaliser et notre cerveau va chercher automatiquement à répondre aux questions qu’on va lui poser pour le réaliser. Le désir va devenir objectif.

Si vous avez lu mon article sur la bonne formulation d’un objectif, ou bien si vous avez déjà assisté à un séminaire sur le sujet, vous aurez certainement remarqué que l’objectif doit être sous votre contrôle propre. Et justement, il n’est pas sous votre contrôle de changer les autres, ni qu’un autre vous aime, ni que vos clients soient plus polis, ni que vos amis passent plus souvent vous voir, etc.

Vous ne pouvez pas changer les autres !

Acceptez-le, comprenez-le, enregistrez-le. Et passez à autre chose …

Alors quoi ?

Vous ne pouvez pas changer les autres, soit. Mais vous pouvez agir d’une certaine façon qui provoquera éventuellement ce que vous espérez. Que pouvez-vous faire ? Vous pouvez changer vos habitudes, vous pouvez vous exprimer autrement, vous pouvez briser certaines règles usuelles, et enfin avoir un comportement tellement différent qu’autour de vous il y aura des impacts. A vous de mesurer quels impacts, et à vous d’agir en conscience.

Ma proposition est la suivante : commencez à envisager le changement pour vous : entrez en conscience de vos actes, entrez en conscience de vos besoins et des demandes relatives, entrez en campagne pour une clarté intérieure. Voyez l’article sur la volonté de changement et demandez-vous si vous avez cette motivation. (Et si vous ne l’avez pas, considérons que la situation vous convient).

Lorsque vous êtes décidés à évoluer, demandez de l’aide, cherchez plusieurs pistes : ne vous contentez pas de l’évidence, car elle risquerait de vous ramener à votre voie précédente. Soyez aventureux : osez découvrir de nouveaux (ou très anciens) styles thérapeutiques ou de connaissance intérieure : Yoga, thème astral, Reiki, analyse transactionnel, radiesthésie, sophrologie, hypnothérapie, constellations familiales, etc.

La rencontre que vous ferez avec chacun des praticiens sera plus importante que sa pratique, alors restez ouverts au non connu (de vous) …

Et votre chemin commence seulement ! Parfois, il vous faudra apprendre à exprimer des besoins qui vous sont difficiles à dire ; parfois, vous devrez batailler dur pour prendre (ou reprendre) votre place ; et parfois vous serez amenés à faire le deuil de vos attentes ou bien à vous séparer de certaines personnes (toxiques) qui vous entourent – c’est à envisager aussi. Rappelez-vous d’un des principes du bouddhisme – l’impermanence : rien n’est permanent, jamais !

Et je vous souhaite une belle sur la route


 

 

Embrasser le conflit

La proposition de ce titre et de cet article, d' »embrasser le conflit » est volontairement provocatrice, surtout si vous êtes dans un état d’esprit de recherche d’apaisement ou de solutions. Je souhaite aborder avec vous aujourd’hui votre capacité à éviter les conflits et l’art d’embrasser les conflits avec maturité.

Eviter ce qui pourrait provoquer de la douleur, éviter les risques, éviter de regarder les choses en face, éviter même les situations inconfortables, sont des inclinaisons-réflexes naturelles.

Que ce soit une bagarre de rue, un conflit latent au bureau, ou de la jalousie masquée, la plupart des gens évitent soigneusement les conflits. Et les conflits latents sont partout présents. Par exemple, pensez aux conflits de territoire et de trajectoire dans le métro, dans la rue, et sur la route. Comment gérez vous ces conflits potentiels ? Est-ce que vous laissez passer les gens qui vous prennent la place, ou qui vous coupent la route ? Est-ce que vous perdez le contrôle en entrant dans  la fameuse « rage routière » (road rage) ?

Que vous réagissiez extrêmement violemment, ou bien que vous vous écrasiez lamentablement, dans les deux cas, votre réaction est immature. Et elle ne vous amènera pas dans une situation que vous souhaitez : dans les deux cas, vous perdez le contrôle.

Gérer le conflit ?

Demandez vous : quelle est la bonne façon de gérer un conflit ?

Dans une négociation diplomatique entre états, l’objectif est d’éviter le conflit, mais le rapport de force reste présent, sous-jacent à toute décision multilatérale. Et l’accord auquel les états parviennent est le résultat de la gestion de plusieurs conflits. Si certains diplomates autour de la table se placent en position d’infériorité, ils ne remporteront pas un accord acceptable.

Dans une négociation commerciale, l’objectif est de parvenir à un contrat, en essayant de faire gagner les deux parties. Le bénéfice n’est pas systématiquement financier, et une bonne gestion des conflits d’intérêt entre acheteurs et vendeurs va permettre d’atteindre un équilibre acceptable entre un prix-produit et une valeur autre.

Dans un « conflit routier », l’objectif est que la circulation reste fluide, même lorsque certains conducteurs tentent de prendre le dessus. Le résultat peut sembler anarchique (allez rouler en Italie, en Grèce ou en Inde !) mais le rapport de force entre conducteurs doit toujours favoriser le passage en restant sur le plan de l’intimidation, un peu comme le font les diplomates négociants : il n’est pas question de s’affronter réellement.

Demandez vous : comment réagirais-je dans chacune de ces trois situations ?

Et surtout, le résultat de votre gestion du conflit serait-il satisfaisant pour vous, pour votre entourage, pour votre entreprise ou pour votre pays ?

Certains conflits sont internes, « intra-personnels », car ils se déroulent à l’intérieur de votre cerveau. Et d’autres conflits sont inter-personnels (entre deux personnes) ou bien sont des conflits de groupe (plusieurs personnes sont impliquées). Chacune de ces situations conflictuelles appellent une « bonne » réponse qui est un juste équilibre entre l’affirmation de soi et l’acceptation de l’autre.

L’image de soi

Vers les autres

Quelle image de vous-même renvoyez vous aux autres lorsque vous louvoyez pour éviter le conflit ? Et si nous inversions les rôles : que faites vous face à quelqu’un qui parait faible, un peu lâche, et qui évite les conflits ? Que provoquent en vous des regards fuyants ?

Quelques mots me viennent à l’esprit : couard, lâche, carpette, faible, mouton, dégonflé, froussard, peureux, poltron …

Vous éviterez ce type de personne, vous avez besoin de temps pour vous, pour vous consacrer à vos propres conflits. Alors pas besoin de ceux d’un autre !

Ou alors, en bon prédateur, face à une proie évitant le conflit, vous prendrez l’ascendant, et vous obtiendrez ce que vous désirez : un contrat avantageux, une négociation avantageuse, etc.

Vers vous même

Quelle image avez-vous de vous même ?

Personnellement, j’ai longtemps cru que j’étais malin … et d’une certaine façon c’est exact : j’avais l’intelligence du renard, mise au service de l’évitement du conflit.

Mais le conflit n’est pas seulement un écueil : c’est aussi un tremplin !

Il sert aussi parfois à purifier, à vider la rage accumulée. Car nous sommes humains, et nous ne faisons pas toujours ce que nous devrions faire rationnellement … Parfois nous accumulons la rancune patiemment. Puis un beau jour, toute la rancune accumulée sort au grand jour, en coup d’éclat atomique, qui peut tout renverser sur son passage !

Un jour un homme m’a dit que j’avais l’ombre du tueur ! Après le choc initial qui a suivi cette déclaration, j’en suis venu à réfléchir : comment éviter les éclats démesurés ? comment maîtriser le tueur en moi, en nous ? Je ne suis pas psychologue, alors je vais surement déformer un peu l’expression officielle, mais je me souviens qu’une psychologue nous avait parlé de ce stade de l’évolution de l’enfant, lorsqu’il est un tueur, lorsqu’il ne considère pas la vie de l’autre comme ayant une valeur. « Maman, je peux tuer ce petit garçon ? ». Heureusement, nous interdisons ce comportement, ces pensées, et nous évitons le chaos sociétal. Mais la pulsion de mort est bien présente, profondément enfouie et réprimée. Avec maturité, gérons cette ombre ! (j’ai un article à venir sur la gestion de nos propres démons).

Pour gérer cette ombre, il faut la connaitre, la mettre en pleine lumière et lui couper ainsi son pouvoir. Pour ne pas laisser l’ombre rageuse du tueur (ou du vengeur, ou du frustré) prendre le contrôle, je pense qu’il suffit de la priver de son carburant qui est le (petit) conflit (quotidien) non affronté.

Ne vaut-il pas mieux affirmer quotidiennement vos préférences ? Ne vaut-il pas mieux affronter le conflit chaque fois qu’il se présente, et le gérer dans l’instant ?

J’aime croire qu’une bonne explication houleuse, ou une bonne empoignade peut éviter des années de souffrances.

Identifiez vos craintes

Reconnaître que vous craignez le conflit (dans certaines situations) est déjà un pas gigantesque. En effet, très souvent les gens gardent cela dans l’ignorance, afin de ménager leur orgueil.

Et pourtant, il est tout à fait justifié dans -certains cas- de craindre une blessure, de craindre le rejet, ou d’éviter les situations inconfortables.

Il est normal d’avoir peur dans certaines situations. C’est sain.

Je vous propose une première étape d’identification des vos craintes, en matière de conflits. Quels sont les conflits que vous évitez ? Qu’est-ce que vous acceptez sans réagir alors que vous bouillez au fond ? Qu’est-ce qui vous révolte, mais que vous taisez ? Qu’est-ce qui vous enchanterait mais que vous n’osez par entreprendre ? Faites une liste.

Identifiez entre 5 et 10 grandes craintes de conflits que vous ne gérez pas.

Quelques exemples :

Pros :

  1. je ne dis pas à mon boss que je n’aime pas sa façon de faire son boulot
  2. je ne cherche pas un nouvel emploi pour éviter de décevoir
  3. j’accepte le comportement irrespectueux de certains collègues, voire de certains directeurs
  4. je supporte mal le bruit que font les collègues dans le bureau, mais je supporte sans rien dire
  5. je rend service, pour paraître gentil (cf. La pathologie du service)

Persos :

  1. je suis gentil(le) avec les nouvelles rencontres, afin de ne pas les choquer
  2. je ne choisis pas de quoi sera faite la soirée avec mon conjoint
  3. j’accepte la baguette brûlée que me tend la boulangère
  4. j’envisage sérieusement de changer de cuisine en sortant du magasin (alors que je n’étais pas là pour ça)
  5. je justifie ma gentillesse en disant que je me sacrifie pour les autres, mais j’ai surtout peur de m’imposer

A vous : identifiez quelques conflits que vous évitez :

Acceptez ces conflits. Ils font partie de votre réalité. Et ne vous blâmez pas ! Acceptez sans jugement : il est normal d’avoir peur.

Et il est possible d’agir malgré la peur. (faites-vous aider sur ce point si vous n’y arrivez pas seul)

A partir de la liste de vos conflits, de ceux que vous évitez, je vous propose d’en choisir un en particulier : un conflit que vous pouvez affronter immédiatement. Choisissez un conflit qui vous paraît maîtrisable dans votre situation actuelle, et attaquez ! Lancez-vous maintenant !

Vivez cette expérience en conscience, en ressentant la symbolique de ce que vous faites (évitement de l’évitement, contrôle de votre ombre, apprentissage et cadeau caché). Puis tirez-en les conséquences, avec honnêteté envers vous-même.

Mot de la fin

Embrasser le conflit va au-delà de gérer un conflit : l’idée ici est d’accepter l’existence quotidienne de plusieurs niveaux de conflits comme faisant partie intégrante de notre nature : conflits internes, conflits de personnes, conflits de groupes. Les conflits sont douloureux lorsqu’ils se déclenchent, mais ils sont inévitables. Acceptez l’existence du conflit et de la douleur qu’il engendre, c’est la vie !

Voici quelques mots qui pourront vous motiver : brave, courageux, audacieux, viril (pour les hommes), vaillant, héroïque, fort.

Faites ce qu’il faut pour qu’on emploie ces mots en parlant de vous.

Et avec votre voix intérieure, parlez vous ainsi : « je suis brave, je suis courageux, je suis audacieux, je suis vaillant, mes actes sont héroïques, je suis fort ».

Je vous souhaite de bons conflits !


 Pour aller plus loin : 

  • Allez voir ou revoir le film « fight club » – Fondez un fight club !
  • Pratiquez un art martial – pas uniquement de la boxe – entrez dans un sport de combat ayant une spiritualité avancée. Comprenez la sacralité du combat.
  • « Apprivoiser son ombre : Le côté mal aimé de soi » – de Jean Monbourquette ; lien Amazon
  • « Tremblez mais osez ! » – de Susan Jeffers ; lien Amazon

La volonté de changement

Une des clés du changement personnel est la « volonté de changement ». Est-ce que vous voulez changer, vraiment au fond de vous ? Est-ce que vous devez absolument changer les choses qui ne vous conviennent pas ? Ou bien pouvez-vous encore vous accommoder de cet inconfort, vous savez que vous devriez changer mais ce n’est pas urgent ? Vous aimeriez changer, « éventuellement » … vous pourriez le faire, « si » … Mais il y a des « mais », il n’y a pas que vous, vous ne pouvez pas tout laisser tomber, on compte sur vous, … Vous avez déjà entendu ce type de discours ? Vous avez déjà tenu ce type de discours ? Qu’en pensez-vous ?

Pour effectivement et durablement changer profondément votre situation, vous devez vous rendre compte que vous êtes seul(e) maître à bord, et que tout dépend de votre volonté de tourner une nouvelle page de votre histoire.

Remplissons ensemble ce petit questionnaire, puis faites l’exercice pour vous ensuite.


  •  Je souhaite changer : de travail
  • Est-ce que je suis motivé pour ce changement : OUI !
  • Est-ce que je dois le faire maintenant : non pas forcément
  • Est-ce que rien ne s’oppose à ce changement : attention à mon budget

Répondez avec honnêteté à ces questions, vous en êtes le bénéficiaire. Faites le plusieurs fois si nécessaire.

Et si vous ne répondez pas un « oui » franc et massif à chacune de ces questions alors je prends le pari que quoi que vous fassiez pour mettre en place le changement, quels que soient les aides extérieures que vous mettrez en place (amis, famille, thérapeutes, coachs), alors une partie de vous-même s’arrangera pour en saboter l’issue. Et ce sabotage sera une grande réussite !

Toute la problématique des thérapies est là : si, en tant que patient, vous allez en thérapie sans être prêt(e) à faire TOUT CE QUI DOIT être fait pour régler le problème que vous amenez, alors la thérapie échouera. Ou bien tout de suite, ou bien elle durera sur une très longue période sans jamais vraiment se terminer, ou bien encore, par amitié avec le thérapeute, pour lui faire plaisir, vous réglerez votre problème et puis après quelques semaines ou quelques mois, vous retomberez dans la même situation.

  • Est-ce que ça signifie qu’il ne faut pas aller en thérapie ?
  • Est-ce que je vous dis de laisser tomber et d’abandonner l’idée de réussir ? D’abandonner l’idée de régler votre problème ?

Non, non et non. Reformulez votre besoin, reprenez votre plume, une feuille blanche et investissez du temps dans une pièce tranquille pour repenser. Réfléchissez à ce que vous voulez VRAIMENT, réfléchissez à ce qui pourra réellement vous motiver pour vous engager à faire tout ce qui sera en votre pouvoir pour réussir.

Rappelez-vous qu’il n’est rien de pire dans la vie qu’une situation médiane, tiède, dans laquelle ça ne va pas, mais ce n’est pas critique. S’il n’y a pas de diagnostic critique ou vital, vous pouvez vous accommoder de la situation. Chanceux sont ceux qui dépassent la limite du supportable ! Oui, car ils vont tout faire pour s’en sortir, TOUT ! Mais si vous êtes comme 99,5% des gens, dans une situation moyenne, médiocre, pas vraiment motivante, mais pas tellement grave, alors vous êtes cuit(e)s ! Votre volonté de changement ne s’activera pas et vous continuerez cahin-caha, sur votre route, jusqu’à la fin. C’est une prédiction. Faites moi mentir !!

La volonté de changement vient d’une grande motivation. Alors, contrairement à mon article sur l’acceptation de la réalité, je vous invite à rêver. Pas à fantasmer, mais à rêver, et à faire de ces rêves des objectifs (et assurez vous que votre objectif soit « bien formulé« ). Des objectifs atteignables, parce que vous savez que d’autres l’ont fait. Des objectifs dont vous rêvez depuis toujours mais que vous n’avez jamais atteint. Ces objectifs, je vais vous inviter à les rêver plus fort, à y mettre des images, à les écrire dans un roman, à les chanter, à vous les dire devant la caméra : « je veux devenir … », « je veux … et … dans ma vie ».

Avec ces objectifs motivants en poche, alors vous allez trouver quoi changer dans votre vie, et vous allez avoir tout le carburant nécessaire pour faire décoller la fusée !

Se responsabiliser

Prenez la barre

Gouvernail

Je vous propose, dans ce nouvel article, une position de vie qui pourrait vous paraître contre-intuitive. Il s’agit d’un point de vue qui est utile, qui doit être consciemment choisi, qui nécessite de l’exercice avant que cela devienne naturel et automatique. Ce point de vue est le suivant :

Je suis responsable de tout ce qui arrive dans ma vie.

Il y a deux pièges à éviter immédiatement en essayant de comprendre et d’intégrer cette idée :

  1. En premier lieu, en choisissant de croire cette phrase, je vous incite à rester conscient qu’elle n’est pas totalement vraie, pas objectivement. En effet, dès qu’il y a des relations interpersonnelles, les différents protagonistes ont tous une part de responsabilité. De même, il y a des contraintes physiques ou des limites intrinsèques à notre existence, et elles font partie de la même équation, mais nous choisissons de ne pas les mettre sur le devant de la scène et vous allez comprendre pourquoi ;
  2. En second lieu, je vous invite à bien différencier entre responsabilité et culpabilité. Et surtout à mettre la culpabilité de côté. La culpabilité suppose un manquement à une loi, ou une infraction, qui peut être jugé. Ce n’est pas du tout mon propos ici ! Au contraire, le seul point de vue qui nous intéresse est la causalité objective des choses : je suis la cause (ou une des causes) de ce qui arrive, et je l’accepte.

 

Ce que je propose ici est une façon d’accepter la réalité : je suis réellement responsable d’un faisceau d’événements qui ont créés la situation présente. Cette responsabilité est objective, elle n’est pas négociable. La seule chose négociable pourrait être une mesure de la proportion de mon influence sur cette situation présente. Mais cette proportion elle-même serait subjective et n’est pas notre propos. Encore une fois, nous nous focalisons exclusivement sur notre part de responsabilité dans la situation présente.

Il y a deux points de vue, ou deux positions de vie que nous pouvons incarner, et nous présentons ces deux positions dans les deux prochaines sections :

Recevoir le monde

Cette position de vie consiste à être réactif au monde qui nous entoure, et à agir en réaction aux événements. Dès que la situation présente évolue, nous interprétons ce changement avec notre subjectivité en premier lieu, et nous y réagissons personnellement.

Cette position est celle du pion : il subit les déplacements et les changements de son entourage, et il réagit à ces évolutions. Dans tous les cas il se laisse porter par les événements.

Le risque majeure de cette position est que vous restiez toujours spectateur de votre vie, ballottés par des choix que vous n’avez pas fait, et voire même – à la limite – que vous deveniez victime de votre vie. Cette position de vie ne vous amènera pas à réussir, car elle ne laisse pas l’opportunité d’agir vers un objectif bien défini.

Fabriquer le monde

A l’opposé de la première position de vie, la seconde consiste à être proactif – le plus souvent possible, c’est-à-dire à avoir des objectifs, à les projeter, et à créer les opportunités de faire les pas suivants. Et lorsque le monde qui nous entoure semble nous éloigner un peu de notre objectif, alors nous réagissons d’abord de façon objective (en mettant de coté nos émotions, pour le moment) en ajoutant les actions pour revenir sur nos rails. Ou éventuellement nous modifions l’objectif en prenant en compte un nouveau paramètre important. Cette position de vie ne consiste pas à se priver de tout ressenti, mais elle demande un dénouement entre nos réactions émotionnelles et nos objectifs ; nos émotions sont contrôlées et ne nous empêche pas d’agir.

Cette position est celle du joueur : il déplace ses pièces et applique une stratégie pour atteindre l’objectif qu’ils s’est fixé. Il créée les événements et la direction menant à sa vision.

Cette position de vie apporte avec elle l’opportunité de provoquer les événements. Et parce que les actions que vous provoquerez vont avoir des effets, des résultats observables, que vous pourrez affiner continuellement, alors vous allez atteindre les premières étapes de votre objectif. Et cela sera formidable, motivant, et vous donnera du carburant émotionnel pour continuer dans cette voie. Alors vous aurez mis le pied sur le cercle vertueux qui vous redonnera le contrôle de votre vie, et fera de vous l’acteur principal de votre vie.

Une recette

Comment faire ? Comment changer de position de vie ? J’y reviendrais plus en détail dans mes prochains articles, mais je vous propose d’implémenter dès maintenant une petite « auto-alarme » :

Chaque fois que vous vous prenez en flagrant délit de faire porter la responsabilité de ce qui vous arrive à un autre que vous-même, prenez du recul et choisissez de prendre la responsabilité. Il est souvent facile de blâmer un tiers, prenez le contre-pied de cette réaction facile !

Demandez-vous (après-coup donc) ce que vous auriez pu faire d’autres, ou faire autrement, pour obtenir un meilleur résultat. Et faites le toujours avec un bienveillance infinie envers vous-même : répétez après moi : « je l’accepte, … » :

« Je suis responsable de m’être casser la jambe »

« Je suis responsable d’avoir perdu mon job »

« Je suis responsable qu’il (elle) m’ait quitté »

Et ne vous dites pas : « c’est de ma faute », car même si ce point de vue peut se défendre, il y a une notion de culpabilité dans « ma faute », et je ne vous invite pas à vous culpabiliser.

Prenez en main votre existence : acceptez la réalité, puis en vous responsabilisant vous serez beaucoup plus capable de changer les choses et d’obtenir ce que vous désirez.


 Endossez la responsabilité de votre vie !


Liens externes

Liens internes 

 

Admettre la réalité

 

La réalité

Qu’est-ce que la réalité ? Tous les penseurs se sont heurtés un jour à ce concept difficile à capturer. Pour Platon il y aurait une réalité immanente aux choses que nous percevons, et il faut dépasser nos perceptions pour s’en approcher. Pour Kant, puis pour Schopenhauer, la réalité humaine n’a de sens qu’à partir du monde sensible aux hommes, et toute autre notion de « réel » serait une construction mentale non fondée. Entre ces deux conceptions de la réalité, nous n’avons pas de moyen de choisir, et nous restons sur notre faim : qu’est-ce donc que le réel ?

Mais quelle que soit l’orientation qui correspond le mieux à votre intuition, la démarche que je propose dans cet article reste adaptée. Quelle est mon intention ? Si je pose la question de la réalité, c’est dans une intention précise : une étape cruciale pour réussir est de baser vos actes sur des fondations sûres. Agir à partir du réel est la bonne stratégie. Et donc, admettre la réalité telle qu’elle est, est une étape cruciale !

L’espoir

« L’espoir est la plus grande entrave à la vie. En prévoyant demain, aujourd’hui se perd. »

Sénèque

 Vous rencontrerez rarement des interlocuteurs conscients de ne pas vivre dans la réalité. Et nous admettons, chacun d’entre nous, difficilement les zones d’ombre qui nous font agir sur une perception erronée de la réalité. Habituellement, si nous agissons sur des fondations fictives, c’est de façon inconsciente.

Et ce qui rend complexe l’observation objective des faits, est que souvent, seulement une partie de la réalité est masquée à notre perception : nous utilisons une carte mentale composée de réel principalement, et parsemée sporadiquement de faits faux ou non vérifiés.

L’espoir (et son frère d’ombre la crainte) est un exemple typique de construction mentale composée de réel et d’imaginaire : basée sur des faits observés, et basée sur une espérance imaginaire, nous fondons des espoirs de quelque chose de bon, ou bien nous fondons des craintes de quelque chose de mauvais.

Du vague espoir de gagner au loto, sans aucune conscience de ce que cela signifierait concrètement dans nos vies, à l’espoir d’être enfin reconnus, enfin appréciés, ou enfin aimés, pour ce que nous sommes « naturellement », ces projections mentales occupent et polluent notre esprit au quotidien. Tant qu’un projet concret n’est pas né, accompagné d’objectifs atteignables et séquencés, alors ces espoirs restent des rêveries.

Pour réussir, faut-il cesser d’espérer ? Oui !

Accepter plutôt qu’espérer

L’acceptation pleine et complète de la réalité, l’acceptation des faits objectifs et observables sont les précurseurs de votre réussite. Le passé est passé. Il ne se mutera pas en une autre histoire, cessez de rêver je vous dit !

Alors oui, la plupart du temps si on n’y prend pas garde, nous avons tous cette tendance naturelle à ne retenir de la réalité que ce que nous en supportons. Et ce que nous ne voulons pas voir, nous ne le voyons pas. N’y voyez là rien d’intentionnel ou de malveillant, c’est un mécanisme naturel de protection. Maintenant, prenez le contre-pied de cette orientation naturelle !

Acceptez simplement les faits tels qu’ils sont, ne  les jugez pas, ils sont comme ils sont.

  • N’essayez pas de tordre les faits pour qu’ils entrent dans votre désir du monde idéal,
  • Ne refusez pas ce que vous voyez,
  • Admettez qui vous êtes,
  • Acceptez votre réalité

Devenez le plus objectif possible, apprenez à le devenir. Imaginez une vidéo en train de vous filmer dans ce que vous faites, maintenant. Quel serait le film ? Et quel serait ce film concernant ce que vous faisiez il y a une heure, il y a deux heures, ou une semaine ? Seriez-vous à l’aise avec ce film, l’accepteriez-vous ?

Trouvez la façon la plus juste possible de voir ce qui vous entoure, dans chaque situation, et choisissez ce que vous allez faire à partir de cette réalité.

Cela revient à choisir l’interprétation que vous allez faire de la réalité, cela revient à vous donner des choix ! Et finalement c’est votre vision du monde qui va se transformer, et surtout s’enrichir …

Et c’est formidable !


Acceptez la réalité !