Les 8 zones

Ce modèle a été mis au point par Vincent Lenhardt. Il est très utile pour les coachings basés sur la relation ; le management et la structure.

 

  • Zone 1. Le coach avec ses composantes personnelles, professionnelles, culturelles, son état au moment de la séance. Cette zone ne peut être développée que par un travail du coach sur lui-même. C’est le coach avec ses enveloppes d’identité notamment professionnelle et personnelle. Le coach peut être interpellé dans son scénario personnel et être troublé émotionnellement ou se mettre sur la défensive avec perte d’objectivité dans la relation au coaché.
  • Zone 2. Relation du coach au coaché : les outils dont dispose le coach dans cette zone sont le transfert , la permission , la protection la méta-communication , les canaux de communication . Le coach a la responsabilité de la relation à son client et il doit éviter à la fois une relation fusionnelle ou un flou trop important. Il ne doit pas à la fois submerger son client par ses conseils (mère juive) ni se laisser submerger par le problème de celui-ci (patate chaude Sauveteur symbiose jeux). Le contrat (ou le mini contrat) permet de limiter ce type de risques.
  • Zone 3. Le coaché : avec son identité personnelle, professionnelle, culturelle (DIM, DIP, DIR, DIE, DIC). Cette zone recouvre la structure psychologique mais aussi l’état physique, émotionnel ou psychique du client au moment de la séance. Le problème peut le déstabiliser au niveau de son scénario. Le problème révèle chez le client un manque particulier, spécifique à chacun des niveaux d’identité. Le coach doit veiller à ne pas se détourner vers une relation d’ordre thérapeutique.
  • Zone 4. Relation du coaché à son environnement : les relations avec les membres de son environnement peuvent être faciles ou difficiles, fortes ou lâches .. Le coach peut aider le client à se rendre compte que cette relation n’est pas saine ou appropriée. L’action du coach peut aboutir à une rupture de cette relation ou à limiter les conséquences négatives de celle-ci.
  • Zone 5. L’environnement : il s’agit de l’environnement relationnel du coaché eu égard au problème apporté par ce dernier. Le coach peut aider le client à mieux identifier les problèmes des personnes et équipes avec qui il est en relation et à faire des choix d’intervention.
  • Zone 6. Le problème : apporté par le coaché tel qu’il est perçu avec l’analyse de la demande. Il s’agit d’un problème purement technique. Le coach doit donner au client les bonnes informations ou l’envoyer à un spécialiste.
  • Zone 7. Relation de l’environnement au problème du coaché : c’est la façon dont l’environnement relationnel voit le problème du coaché et comment il joue sur sa résolution. Le coach peut aider le client à trouver des options pour que l’environnement change sa relation au problème. L’étude de l’environnement est importante notamment quand il s’agit de vérifier l’écologie d’une solution envisagée.
  • Zone 8. Relation du coaché à son problème : c’est la façon dont le coaché voit son problème. Il peut le minimiser, l’exagérer, refuser de le voir… Le client peut ou non avoir les compétences pour le résoudre… Le coach aide le client à trouver des options qui lui donnent plus de souplesse dans sa relation au problème.

Dans EER p 171 :

  1. Est-ce bien moi, responsable coach, que mon collaborateur doit voir ? Suis-je compétent ? Suis-je le bon interlocuteur ? Ne suis-je pas parasité par tel ou tel élément ?
  2. Notre relation est-elle saine ou s’y joue-t-il d’autres enjeux psychologiques ou institutionnels ? Quelle est la demande réelle ? Notre contrat réel de relation ?
  3. Est-ce une question de positionnement identitaire pour mon collaborateur ? Personnel, professionnel ou institutionnel ? Quel est son problème d’identité ?
  4. Quelle est la nature et la qualité de la relation de mon collaborateur avec les autres parties prenantes de ce problème (autres services, hiérarchie, fournisseurs, etc.) ?
  5. Qui sont les autres interlocuteurs et quel diagnostic fait-on d’eux ?
  6. Quel est le problème posé ?
  7. Quelles relations ont ces interlocuteurs avec le problème ?
  8. Quelle relation a mon collaborateur avec le problème ?

 

Print Friendly