Je fais suite ici à l’article « La réalité du monde et notre perception en PNL » dans lequel je présentais la façon analytique (et relativement simple) dont la PNL distingue la réalité perçue par le sujet d’un réel objectivable hypothétique, et je propose quelques pistes de lecture pour creuser ces sujets passionnants.

Pour aller plus loin vous pouvez choisir l’axe philosophique, qui est celui que j’avais emprunté à 25 ans, et c’est un chemin qui vous conduira à comprendre les grands jalonneurs d’hier et d’aujourd’hui :

  • Emmanuel Kant, dans la critique de la raison pure, vous mènera sur la voie d’ukantn certain scepticisme (à la Hume) et de la distinction entre dogmes et faits empiriques. Je suis conscient que la « critique » peut être difficile à aborder, car Kant y redéfini tout un attirail linguistique (et jargonneux), mais il ne pouvait pas faire autrement, et le résultat est tellement réussi, que sa philosophie bouleverse toujours notre monde du XXIème siècle.
  • Arthur Schopenhauer, dans Le monde comme volonté et comme représentation, fortement sous l’influence et dans la continuité de Kant, pose les fondements de notre conception actuelle du monde et de notre responsabilité dans sa représentation. Cet ouvrage et cette philosophie sont pour moi les racines de la conception PNListe de notre système perceptuel.
  • Irvin Yalom, dans Thérapies Existentielles chemine avec brio et une grande culture littéraire sur les voies de la notion de responsabilité personnelle dans ma représentation du monde, et dans mes prises de décisions. Cet ouvrage, et notamment le chapitre 6 sur la responsabilité ouvre de nouvelles voies à intégrer avec la théorie sous-jacente à la PNL, et je pense que c’en est une extension indispensable.

Une pensée purement purgée de tout raisonnement a priori serait difficile à suivre. Et, atteindre ce mode de pensée là peut également être destructeur, comme une prise de conscience majeure de la nature de l’existence …

Prudemment aujourd’hui, j’ai expérimenté, avec ma pratique en PNL qu’il est des croyances, nombreuses, que je peux détecter chez autrui (il est plus facile de détecter les croyances des autres…) qui sont utiles et qu’il faut laisser en place. Il est très destructeur de mettre en doute tout ce qui n’est pas expérimenté. Nous verrons lors de la présentation du recadrage, et lors de la présentation du méta modèle que certains outils doivent être utilisés avec parcimonie.

Je termine en citant Jean-Paul Sartre dans la nausée, et qui décrit cette prise de conscience (pardon pour les coupures) :

La racine du marronnier s’enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c’était une racine. Les mots s’étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d’emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J’étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j’ai eu cette illumination. 
Ça m’a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n’avais pressenti ce que voulait dire « exister ». (…)
Et puis voilà : tout d’un coup c’était là, c’était clair comme le jour : l’existence s’était soudain dévoilée. Elle avait perdu son allure inoffensive de catégorie abstraite : c’était la pâte même des choses, cette racine était pétrie dans l’existence.(…)

J’avais beau me répéter : « c’est une racine », ça ne prenait plus.

Roots

 

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