Se responsabiliser

Prenez la barre

Gouvernail

Je vous propose, dans ce nouvel article, une position de vie qui pourrait vous paraître contre-intuitive. Il s’agit d’un point de vue qui est utile, qui doit être consciemment choisi, qui nécessite de l’exercice avant que cela devienne naturel et automatique. Ce point de vue est le suivant :

Je suis responsable de tout ce qui arrive dans ma vie.

Il y a deux pièges à éviter immédiatement en essayant de comprendre et d’intégrer cette idée :

  1. En premier lieu, en choisissant de croire cette phrase, je vous incite à rester conscient qu’elle n’est pas totalement vraie, pas objectivement. En effet, dès qu’il y a des relations interpersonnelles, les différents protagonistes ont tous une part de responsabilité. De même, il y a des contraintes physiques ou des limites intrinsèques à notre existence, et elles font partie de la même équation, mais nous choisissons de ne pas les mettre sur le devant de la scène et vous allez comprendre pourquoi ;
  2. En second lieu, je vous invite à bien différencier entre responsabilité et culpabilité. Et surtout à mettre la culpabilité de côté. La culpabilité suppose un manquement à une loi, ou une infraction, qui peut être jugé. Ce n’est pas du tout mon propos ici ! Au contraire, le seul point de vue qui nous intéresse est la causalité objective des choses : je suis la cause (ou une des causes) de ce qui arrive, et je l’accepte.

 

Ce que je propose ici est une façon d’accepter la réalité : je suis réellement responsable d’un faisceau d’événements qui ont créés la situation présente. Cette responsabilité est objective, elle n’est pas négociable. La seule chose négociable pourrait être une mesure de la proportion de mon influence sur cette situation présente. Mais cette proportion elle-même serait subjective et n’est pas notre propos. Encore une fois, nous nous focalisons exclusivement sur notre part de responsabilité dans la situation présente.

Il y a deux points de vue, ou deux positions de vie que nous pouvons incarner, et nous présentons ces deux positions dans les deux prochaines sections :

Recevoir le monde

Cette position de vie consiste à être réactif au monde qui nous entoure, et à agir en réaction aux événements. Dès que la situation présente évolue, nous interprétons ce changement avec notre subjectivité en premier lieu, et nous y réagissons personnellement.

Cette position est celle du pion : il subit les déplacements et les changements de son entourage, et il réagit à ces évolutions. Dans tous les cas il se laisse porter par les événements.

Le risque majeure de cette position est que vous restiez toujours spectateur de votre vie, ballottés par des choix que vous n’avez pas fait, et voire même – à la limite – que vous deveniez victime de votre vie. Cette position de vie ne vous amènera pas à réussir, car elle ne laisse pas l’opportunité d’agir vers un objectif bien défini.

Fabriquer le monde

A l’opposé de la première position de vie, la seconde consiste à être proactif – le plus souvent possible, c’est-à-dire à avoir des objectifs, à les projeter, et à créer les opportunités de faire les pas suivants. Et lorsque le monde qui nous entoure semble nous éloigner un peu de notre objectif, alors nous réagissons d’abord de façon objective (en mettant de coté nos émotions, pour le moment) en ajoutant les actions pour revenir sur nos rails. Ou éventuellement nous modifions l’objectif en prenant en compte un nouveau paramètre important. Cette position de vie ne consiste pas à se priver de tout ressenti, mais elle demande un dénouement entre nos réactions émotionnelles et nos objectifs ; nos émotions sont contrôlées et ne nous empêche pas d’agir.

Cette position est celle du joueur : il déplace ses pièces et applique une stratégie pour atteindre l’objectif qu’ils s’est fixé. Il créée les événements et la direction menant à sa vision.

Cette position de vie apporte avec elle l’opportunité de provoquer les événements. Et parce que les actions que vous provoquerez vont avoir des effets, des résultats observables, que vous pourrez affiner continuellement, alors vous allez atteindre les premières étapes de votre objectif. Et cela sera formidable, motivant, et vous donnera du carburant émotionnel pour continuer dans cette voie. Alors vous aurez mis le pied sur le cercle vertueux qui vous redonnera le contrôle de votre vie, et fera de vous l’acteur principal de votre vie.

Une recette

Comment faire ? Comment changer de position de vie ? J’y reviendrais plus en détail dans mes prochains articles, mais je vous propose d’implémenter dès maintenant une petite « auto-alarme » :

Chaque fois que vous vous prenez en flagrant délit de faire porter la responsabilité de ce qui vous arrive à un autre que vous-même, prenez du recul et choisissez de prendre la responsabilité. Il est souvent facile de blâmer un tiers, prenez le contre-pied de cette réaction facile !

Demandez-vous (après-coup donc) ce que vous auriez pu faire d’autres, ou faire autrement, pour obtenir un meilleur résultat. Et faites le toujours avec un bienveillance infinie envers vous-même : répétez après moi : « je l’accepte, … » :

« Je suis responsable de m’être casser la jambe »

« Je suis responsable d’avoir perdu mon job »

« Je suis responsable qu’il (elle) m’ait quitté »

Et ne vous dites pas : « c’est de ma faute », car même si ce point de vue peut se défendre, il y a une notion de culpabilité dans « ma faute », et je ne vous invite pas à vous culpabiliser.

Prenez en main votre existence : acceptez la réalité, puis en vous responsabilisant vous serez beaucoup plus capable de changer les choses et d’obtenir ce que vous désirez.


 Endossez la responsabilité de votre vie !


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