Sur l’écoute rogérienne

Qu’est-ce que l’écoute rogérienne, et comment l’utiliser ? Voici les sujets sur lesquels se portent mon attention depuis quelques semaines. Je voudrais rapporter ici ma compréhension de cette approche et comment je l’utilise.

Tout d’abord sur Carl Rogers, il est très facile de trouver de la lecture. Ce psychologue américain du siècle dernier a influencé tellement de mouvements thérapeutiques, que ce serait une belle gageure que de les énumérer. Non, je m’abstiens !

Schématiquement, et dans ma compréhension, l’approche centrée sur la personne (ACP) consiste à appréhender le cadre de référence de votre interlocuteur – client, coaché, patient – et à essayer d’entrer dans ce cadre de référence avec lui.

Pour cela, il faut écouter, écouter, et écouter encore.

Comment ?

  • Sans jugement, avec une chaleur humaniste, avec bienveillance, sans proposer un autre cadre ;
  • Reformuler, voire même répéter, puis poser des questions neutres qui laissent cheminer la pensée de votre interlocuteur.

Pourquoi ?

  • Parce qu’enfin votre interlocuteur se sentira moins seul. Enfin il constatera qu’une personne bienveillante peut l’accompagner. Certes c’est un leurre existentiel, mais cette présence à ses cotés peut l’aider.
  • Cet accompagnement temporaire lui offre un cadre protecteur et permissif (le cadre des 3P) qui va lui ouvrir la porte de ses possibles. Des siens ! D’où l’importance d’avoir l’écoute la plus neutre possible.

Dans les croyances sous-jacentes à cette approche, il y a notamment la croyance que le patient possède la solution en lui. Qu’il possède les ressources pour solutionner son problème. Il avait besoin d’un coach/thérapeute pour trouver sa solution, mais ce sont ses ressources et sa solution.

J’ai appris cette posture en formation de PNL, puis en formation de coaching, et maintenant je la pratique régulièrement. C’est une posture d’écoute faite d’humilité et d’humanité qui demande de laisser l’autre s’exprimer et d’accepter son monde, qu’il soit merveilleux pour moi ou repoussant.

Et, accepter le cadre de référence de l’autre dans tout ce qu’il pourrait avoir de repoussant pour moi … ça c’est vraiment difficile !

Bon courage à nous 🙂

 

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